Arch. municipales, Saint-Lo, non classé
4. Arch. Manche, L 50, Reg. Conseil général département, f° 36.
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de La Colombe. Le Directoire du district se vit obligé de les exhorter au calmed. Certains membres du Conseil de la commune d’Agneaux assistaient irrégulièrement aux séances. Leurs collègues plus zélés firent des démarches pour qu'en cas d'absence injustifiée une peine leur fût infligée ?.
A Saint-Ouen de Baudre, on désarmait des ci-devant nobles 3. À Agneaux, le curé Guillebert-Duperron remit luimême la seule arme dont il fût possesseur, un fusil de chasse. « Le dit citoyen curé, déclarait la municipalité le 16 septembre 1793, ne pouvait cependant être en aucune manière suspect tant par la conduite, le patriotisme que nous lui avons toujours remarqué, sa bienfaisance envers les pauvres que l’exactitude à ses devoirs # ». À Fervaches un cabaretier dénonça un de ses concitoyens qui avait prononcé plusieurs discours déplacés contre la Constitution ?.
Il restait encore des armoiries et des insignes de la noblesse. À Amigny 6 et à Beuvrigny 7 on acheva de les enlever. Cette besogne s'était déjà faite en juillet 1792. A Saint-Ouen de Baudre, les derniers blasons disparurent$. En portant ses titres au bûcher le 20 octobre 1793, le ci-devant noble Kadot déclarait que «rien né le flattait davantage dans ce brûlement que de se voir réuni au niveau de l'égalité qui doit régner entre des Républicains tous devenus frères et amis » ?.
Par application de la loi du 17 septembre 1793, le Conseil du district décida le 30-de ce mois la création d’une maison
d'arrêt où seraient rassemblés tous les détenus de la circons-
. Arch. Manche, L II 1018, Reg. directoire district, fos 79, 73.
. Arch. municipales Agneaux, Reg. municipalité d'Agneaux, fo 36.
. Ibid. de Baudre, Reg. délibérations conseil Saint-Ouen de Baudre.
. Ibid. Agneaux, Reg. municipalité Agneaux, fo 28.
Ibid. Fervaches, Reg. délibérations municipalité Férvaches, fo 18.
Ibid. Amigny, 1% Reg. municipalité Amigny, fo 21.
. Ibid. Beuvrigny, Reg. municipalité Beuvrigny.
. Ibid. Baudre. Reg. délibérations de Saint-Ouen de Baudre.
. Ibid. Baudre, Reg. conseil général de Saint-Ouen de Baudre, fes 48, 49.
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cription. Provisoirement elle serait installée dans le ci-devant château de Torigni.
Les prisonniers jouiraient de la faculté de se procurer des subsistances à leurs frais et la municipalité veillerait à ce qu'ils aient « l’honnête nécessaire sans abns ». « Les hommes seraient séparés des femmes autant qu’elles le voudraient » et l’on pourrait loger ensemble ou séparément. Le gardien soumettrait à la municipalité ou aux commissaires toute requête qui lui serait adressée et dans tous les cas il se comporterait envers chacun avec tous les égards que commande l'humanité !. Mais toute communication avec le dehors serait interdite. Un corps de garde serait installé à la porte du château et il serait effectué nuit et jour de fréquentes patrouilles. Le 12 octobre le Directoire compléta ces instructions en chargeant les procureurs syndics des communes de Saint-Lo et de Torigni de prendre les précautions nécessaires pour que le concierge de la maison d'arrêt soit à même de constater l’ordre en vertu duquel lui seraient remises les personnes à incarcérer *.
A Carantilly, le 6 octobre, l’ancien seigneur, de Mons, et ses gens, furent arrêtés comme ayant des parents émigrés ?!
Le huitième jour du deuxième mois de l’an If, le Conseil du district décréta qu’il serait prescrit aux municipalités d'observer la loi de la permanence de manière qu'il y ait à toute heure un membre de la municipalité ou du Conseil pour recevoir les réquisitions et autres dépêches. Plusieurs grefliers des munici-
palités de canton négligeant de faire parvenir les paquets des
4. Arch. Manche, L IT 1006. Conseil district, fos 50, 51, 52.
2, Ibid. II 1019, Reg. directoire district, f° 18.
8. Arch. Municipales Carantilly, Reg. déiibérations Conseil général Carantilly.
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districts aux municipalités, le conseil du district prit des mesures à cet égard !. |
Partout régnait l'inquiétude et grondait une sourde agitation. Les nouvelles venues de la Vendée répandaient à la fois la peur, la colère et la haine.
Le quatorzième jour de lan IT, la municipalité de Saint-Lo redoutant que « des malveillants ne trouvent là l’occasion de satisfaire leurs ressentiments particuliers, de se livrer au pillage ou de sacrifier des otages qui pour être détenus n’en sont pas moins sacrés », envoya un commissaire à Torigni pour recommander aux autorités locales les précautions voulues ?.
Le 18 brumaire, des mandats d’arrêts avaient été décernés contre le maire Du Rufé et l'officier municipal Dugardin, d’après les procès-verbaux et mémoires adressés au District par la Société populaire ?. On changeait les noms de communes empreints de fanatisme ou d’aristocratie.
Le 18 brumaire an IT, le Conseil de la commune de Cerisy déclarait que les titres de l’ancien régime devaient être à jamais bannis de son sein et Cerisy-l’Abbaye devenait Cerisy-la- Forêt #. \
Dès 1793, les rues et quartiers de Saint-Lo avaient pris de nouveaux noms. La ville était divisée en cinq sections : Section de la République, des Armes, de la Convention, de la Concorde, du Commerce. Elle possédait une rue de la Concorde, une rue de la République, une rue de la Fonderie, une rue de la Montagne, une rue des Droits de l'Homme, une rue de la Salpêtrière ?.
Arch. Manche, L II 1006, fos 59, 60.
Arch. municipales, Saint-Lo, Reg. délibérations Corr. Société D 34, fo93. Ibid. Cerisy-la-Forèt, 2° Reg. Conseil général Cerisy-la-Forèt, fo 56. Ibid. Cerisy-la-Forêt, 2° Reg. Conseil général Cerisy-la-Forèt, fo 56.
. Communication de M. le Dr Leclere, président de la Société d'Archéologie de Saint-Lo. Relevé fait d’après des indications d’actes de naissance.