AV. P
Tartas. — « Je vous remercie de l’envoi que vous m’avez fait d'une imagediplôme. J’ai reçu également les six grandes gravures, et les conditions exceptionnellement avantageuses auxquelles je me suis procuré ces belles images me permettent de les donner ou de les céder avec facilité. Je me propose de faire donner à la Sainte-Face une place d’honneur dans six autres familles chrétiennes. Je prête aussi votre pieuse Revue « Le Divin Crucifié » et la vois très appréciée des personnes qui la lisent, j’espère vous procurer quelques abonnements. Que Jésus bénisse les premiers efforts de mon zèle afin que j’aie la joie de gagner beaucoup d’âmes à son amour. »> A. M.
Thieux. — « Je viens tout de suite vous accuser réception de mon Diplôme et vous dire mon grand bonheur de posséder ainsi la Sainte-Face de Notre-Seigneur. J’espère pouvoir propager beaucoup d’images; hélas! il faut compter avec mes modestes moyens, mais j’ai beaucoup d’amies auxquelles je pourrai en offrir afin de leur faire connaître ce divin Portrait qui ne peut qu’exciter l’amour envers Jésus et une reconnaissante piété pour Celui qui a tant souffert par amour pour nous. » M. B.
Comme au JVIoyen flge
est dimanche, à Nancy, un beau dimanche de mai. Il est quatre heures. La musique militaire du Parc Sainte-Marie vient de finir son concert. Ils s’en vont, le mari et la femme, l’air distrait et las des gens qui ne savent plus comment faire pour tuer leur après-midi de repos. Durant deux heures, ils ont flâné autour du kiosque, humant l’air tiède et les bouffées de Souza trouées de cris d’oiseaux. Maintenant ils vont droit devant eux, lentement, par la large avenue qui rentre en ville.
La rue Jeanne-d’Arc est noire de monde. C’est comme un fleuve qui monterait, à flots pressés et rapides.
— Il y a le feu par là? demanda l’homme. Où vont-ils donc tous comme cela?
— A la Passion, je pçnse.
— La Passion, qu’est-ce que c’est que cela?
— Tu sais bien, le théâtre du curé de Saint-Joseph.
— Ah oui ! Ça doit être rudement amusant. Je ne comprends pas qu’on aille s’abrutir à regarder ces vieilles bôtises-là.
— Tout de même, tu sais, il vient des amateurs de partout, des trains spéciaux, de toute l’Europe et même d’ailleurs.
— Ah bah ! des bigots et des vieilles filles... C’est pas un spectacle, çà. J’aime mieux la Taverne ou l’Eldorado. Tiens, veux-tu qu’on y aille à l’Eldorado ? C’est tout près d’ici ; il y a le ciné : c’est ça qui est gai !
— Yeux-tu que je te dise? Il y a longtemps que j*ai envie d’y aller, moi, à la Passion. Tout le monde y va. Je voudrais bien savoir ce que c’est.
— Tu rêves? Mais tu vas te morfondre, ma chère . et puis, il n’y
aura sûrement plus de place.
— Quand je te le disais, qu’il y a foule ! Je parie que tu voudrais bien y aller, toi aussi ?
— Oh moi ! Non alors ! tu connais mes idées. Mais si tu y tiens tant, pour te faire plaisir,! on pourrait voir s’il reste une place libre...
— Comme tu es gentil ! Allons, dépêchons-nous !
Ils y sont tous deux. Ils ont fini par trouver, en écrasant beaucoup de pieds, un bout de bois pour s’asseoir.
Le mari inspecte la salle :
— On dirait une gare ! C’est épatant ce qu’il y a de monde ! Et des hommes en masse ! Et qui n’ont pas l’air plus bêtes que moi ! Et moi
qui croyais me trouver perdu au milieu des gamins et des vieilles filles! Regarde-donc cette scène ; ce qu’elle est vaste. Pour un théâtre de curé, ça m’a l’air rudement bien installé. On n’y va pas de main morte ici . C’est égal, les fauteuils sont d’un dur ! .
Le spectacle inouï et grandiose est commencé. Ils ne disent plus un mot depuis longtemps. Empoignés, bouche bée, ils regardent, ils écoutent. Une stupeur profonde les étreint, eux comme les •deux mille autres qui se pressent dans la vaste salle. Et pourtant, sur les planches, on ne voit que des apôtres, des saintes femmes, Lazare, le Sanhédrin, la Sainte Vierge, ces vieux fantômes contemplés autrefois, dans la naïveté de l’enfance, tous ces personnages surannés dont la mémoire s’est fanée dans les vieux livres. Et voici que, chose étrange, ils revivent devant eux ! Les antiques paroles sortent de la poussière des souvenirs, non pas comme ces formules plates et froides qu’on ânonnait au catéchisme, mais lumineuses, fortes et poignantes ^tinsi que des voix célestes, inattendues.
Le Divin Crucifié est vivant. Celui qu’on a oublié, tourné en dérison, relégué aux débarras des préjugés, le voilà. 11 parle, il commande, il adjure, il implore. Comme il est beau ! certainement, le vrai devait ressembler à celui-ci. Au milieu des cinq cents personnages aux flamboyants costumes, on ne voit que sa douce figure, on boit ses gestes calmes et majestueux, sa voix caressante. Et quand il disparaît derrière le portique, un large souffle entre dans deux mille poitrines oppressées.
Les larmes coulent, les gorges se serrent. On voudrait crier, battre des mains, exhaler son amour ouson indignation. Mais la foule se tait, •car le lieu où est apparue la figure de l’Homme-Dieu est sacré comme une église.
Dans un dernier fracas des cuivres et de cordes, dans un dernier •envol des voix célestes, le rideau tombe. Cn se lève pour partir; la première moitié du drame est terminée.
— Qu’est-ce que tu as, mon ami, je te trouve tout drôle 2
11 était en effet, tout changé. Sa figure avait une expression qu’elle ne connaissait pas. Lui, d’ordinaire si gouailleur, lui qui n’allait à l’église que pour les enterrements, avait la gorge sèche et les yeux troublés.
... Je n’ai rien... C’est mon col, il est très étroit, et puis il fait si chaud ici . A propos, la seconde partie, quand commence-t-elle?
— A huit heures et demie... mais nous n’avons rien à dîner...
— Tant pis, nous perdrons moins de temps. Nous mangerons du fro¬
mage et nous reviendrons tout de suite. Il ne faut pas enperdre une ^seconde... Si j’avais su que c’était çà ! .
Charles Martel.
Le Gérant : E. Derenne.
“ LE SACERDOCE
Bulletin. d.e l’Union Sacerdotale
REVUE MENSUELLE GRAJtfD IN-8°
paraissant du 15 au 20 de chaque mois Abonnement : France, 5 francs ; Étranger, 6 francs.
Par son titre seul, qui en indique le but et l’esprit, cette Revue se recommande d’ellemême à l’attention bienveillante du Clergé.
Le Sacerdoce , traité à ses divers points de vue, est un programme étendu et un sujet des plus attrayants pour tous ceux que le Seigneur a honorés d’une aussi haute dignité.
Réunir comme en un faisceau et traiter sous ses aspects divers tout ce qui a trait au Sacerdoce, en Jésus et dans le Prêtre, telle est la pensée-mère de la Revue. La première partie comprend des études et considérations diverses sur Jésus, ‘Prêtre Eternel, Prêtre et Victime pendant sa vie mortelle et dans l’Eucharistie, — sur la Très Sainte Vierge dans ses rapports avec Jésus, le Souverain Prêtre, et avec les Prêtres, — sur le Prêtre, son origine, son caractère sacré, ses devoirs j d’état, ses vertus distinctives, ses moyens de sanctification, sa mission, etc.
La deuxième partie traite d’une vertu spéciale et caractéristique : la charité fraternelle sacerdotale , tant au point de vue théorique que pratique. Et c’est ainsi que la Revue « Le Sacerdoce » est l’organe officiel de tous les Membres de Y Union Sacerdotale , dont le but, hautement encouragé par S. S.
Pie X, est de développer la charité fraternelle entre les Membres du Clergé.
La troisième partie, éminemment pratique, s’occupe des OEuvres Sacerdotales en général, établies ou à établir pour la sanctification, le soutien et le soulagement des Prêtres,
“ Lie Saeeùdoee ”
Abonnement annuel, payable d’avance : France, 5 francs; Étranger, 6 francs.
Veuillez m’ abonner , pour l’année courante, à la Revue mensuelle “ Le Sicerdoce Cijoint le montant de mon abonnement , en un mandat-poste de .
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et en particulier de l'importante question de la vie commune dans le Clergé.
La quatrième partie enfin est une tribune libre où seront étudiées successivement des questions relatives au Clergé et où les Confrères, désireux de se prêter un fraternel concours, pourront librement communiquer leurs idées et échanger leurs vues.
Des articles variés, d’actualité et d’édification commune, v. g., sur la Réforme du Bréviaire, les décrets de Rome, les exhortations du Pape au Clergé, les évènements de l’Eglise pouvant intéresser plus particulièrement les Prêtres, les Congrès sacerdotaux, les retraites mensuelles sacerdotales, etc., trouveront également place dans ces pages écrites, pour la plus grande gloire de Jésus, Prêtre et Victime, dans les âmes sacerdotales.
La Revue « Le Sacerdoce », par son grand format, son beau papier, son impression soignée et sa couverture en couleur, mérite d’être classée parmi les plus belles revues. La magnifique gravure de la Cène qui orne la couverture, rend bien la pensée de perfection et de charité sacerdotales dans l’union clés cœurs en Jésus, qui inspire la Revue. Le texte qui l’encadre est tout un programme, en même temps qu’une prière : Domine Jesu , fons totius Sacerdotii et charilatis , fac ut 'charitate fraternitatis invicem diliqamus.
Il est à souhaiter de voir cette Revue entre les mains de tous les Prêtres.
Adresser ce Bulletin, avec le montant de pafconnement, à Monsieur le Directeur de la Revue “ LE SACERDOCE $88, Boulevard Péreire, PARIS.
Conseils Spirituels
Nouvelle série de jolis feuillets de quatre pages
sur beau papier teinté alfa, cyins arrondis et encadrement art nouveau en couleur.
Prix : la douzaine d’un même sujet, 0 fr. 40. — Le cent, 2 fr. 50; étranger, 2 fr. 60. Le mille, 22 francs; étranger, 23 francs.
La collection en pochette des 12 premiers sujets : 0 fr. 90.
Trois pochettes à la fois, 2 fr. 50; étranger, 2 fr. 60.
Sous ce titie « Conseils spirituels, » sont traités de nombreux sujets de religion et de piété, capables d’éclairer les âmes dans la 'pratique de la vertu, de les encourager efficacement à accomplir avec amour et fidélité leurs devoirs d’état, de les animer à une ferveur et à une perfection toujours plus grandes.
Doctrine sûre, aperçus développés avec. une clarté et une vigueur de surnaturel peu communes, pensées et expressions empreintes d’une foi vive et d’un esprit d’amour qu’on sent avoir été puisés à la source de la charité, dans le Cœur même de Jésus : tels sont les caractères particuliers de ces feuillets.
L’auteur a une manière douce et pénétrante, tant elle est imprégnée de l’amour de Jésus, de traiter des choses les plus difficiles et souvent crucifiantes de la vie spirituelle. En le lisant, on voit clairement la nécessité de la souffrance, on puise un courage nouveau pour la lutte et on se sent épris, comme à son insu, d’une sainte ardeur de souffrir pour Celui qui nous a tant aimés.
Ces pages respirent, en outre, une telle sérénité, la paix et la joie surnaturelles y circulent si abondamment, que leur lecture a pour effet de dilater le cœur, et de changer en doupes consolations ce qui jusque-là nous avait paru un sujet de peine et de tristesse.
Élevées et simples à la fois, ces considérations transportent l’âme dans les hauteurs de la vie spirituelle et mystique, sans omettre toutefois de lui rappeler constamment le devoir et la pratique des vertus dans les détails de la vie quotidienne. On y lit des choses qu’on a déjà vécues et qu’on sait devoir rencontrer encore fréquemment sur sa route.
Il est difficile de ne pas devenir meilleur si on nourrit son âme de cette pure et suave doctrine. Les âmes qui aspirent à l’acquisition d’une vertu solide et sérieuse, comme celles qui marchent généreusement dans la voie d’amour et de sacrifice qui conduit à la perfection, y trouveront un secours puissant à leur bonne volonté et un précieux aliment à leurs désirs de sanctification.
Les Conseils spirituels paraissent par séi SUJETS PARUS