VERS LA BEAUTÉ
Pour lui faire le don d'un amour digne d'elle. Depuis que j’ai vingt ans , j’ai cherché la Beauté ; Et c’est elle , toujours, que mon désir appelle Du, fond de mon cœur tourmenté.
Je la cherchais, pourtant, où d’autres l’ont trouvée , Dans l’envol d’une ogive ou le feu d’un vitrail,
Ou la scène biblique ingénûment gravée Au tympan d’un ancien portail.
Dans la grâce mystique et pure des madones Qu’en son cloître, à genoux, peignait Angelico, Dans la montagne où pour me griser tu résonnes, Troublante chanson de l’Echo!
Plus tard, j’en ai cherché le secret dans les âmes, Celles que la foi garde et que l’amour fleurit,
Que le monde, peut-être, écrase de ses blâmes,
Mais que Dieu comprend et chérit.
Les héroïques, les candides, les sublimes,
Les cœurs purs qui toujours ont fait ce qu’ils ont dû, Et jusqu'aux égarés qui, au fond de leurs crimes, Pleurent le Dieu qu’il ont perdu.
Mais dans les cœurs humains comme dans la nature , Je n’ai trouvé, Seigneur, que des reflets pâlis,
Qu une ombre de parfum, qu’un reste de murmure Echappés à vos paradis.
Alors, vous m’avez pris l’âme et l’avez broyée,
Vous avez , sur mes yeux, mis le voile des pleurs ; Vous avez pris ma vie et vous l’avez ployée Sous le faix des pires douleurs.
Vous m’avez fait obscur, moi qui rêvais de gloire; Moi qui rêvais d’amour, vous m’avez laissé seul,
Au point que mes deux bras tendus dans la nuit noire N’y rencontrent plus qu’un linceul.
Et pourtant, dans cette ombre où ma vie agonise,
De bataille en bataille, et d’effort en effort,
Sans craindre que mon cœur se lasse ou bien se brise, Je marcherai jusqu’à la mort.
REVUE DE LA SAINTE-FACE
Car la Beauté qu'en vain je cherchais par la route , L’introuvable Beauté de mes rêves d’enfant ,
Il me semble qu’en fin je vais la tenir toute Au fond de mon cœur triomphant.
Et c'est votre Beauté, mon Dieu, la vôtre même,
Que contemplent là-haut les peuples et les rois,
Mais dont s’enivrent seuls, avant l'heure suprême, Ceux que vous clouez à la Croix.
Roger de Condé.
(. Les Pages consolatrices).
Recommandations de Prières
Notre Saint Père le Pape. — Le triomphe de la Sainte Eglise ; la conversion de ses ennemis ; le salut des pécheurs. — Les Évêques et les Prêtres du monde entier. — Les OEuvres sacerdotales et eucharistiques. — La diffusion de la Sainte-Face et de la Revue « le Divin Crucifié ». — Les zélateurs de la Sainte-Face; leurs intentions, leur apostolat. — Les parents décédés des zélateurs de la Sainte-Face et de nos abonnés. — Les catholiques de France ; les écoles et l’enseignement chrétien. — Le rétablissement d’un père de famille. — Les intérêts spirituels et temporels d’une famille religieuse. — Deux voyages importants pour la gloire de Dieu et le bien des âmes. — La santé compromise d’un père de famille. — Plusieurs malades. — De nombreux enfants de la Première Communion. — Une jeune malade qui ne peut se résigner à mourir. — Une âme tourmentée demande la délivrance d’une longue et pénible tentation. — Le retour de deux âmes égarées. — La conversion d’un jeune homme hostile à toute pratique religieuse. — La situation précaire de trois personnes. — Deux zélatrices demandent la grâce de bien connaître leur vocation. — Une zélatrice privée par accident de l’usage de ses doigts. — Une jeune fille désespérée par des troubles de conscience demande paix et confiance. ■ — De nombreuses zélatrices souffrantes. — Un enfant malade. — Plusieurs opérations graves. — Des grâces spirituelles pour deux zélatrices. — Les nombreuses intentions de nos zélateurs et zélarices et toutes celles qui nous ont été recommandées par correspondance.
Une zélatrice demande de ferventes actions de grâces pour la conversion de son mari. — Une jeune fille remercie la Sainte-Face à l’intercession de laquelle elle doit une situation assurée. — On remercie la Sainte-Face de nombreuses guérisons.
Ostencle nobis Domine , Faciem tuam et salvi erimus !
PRIONS POUR NOS MORTS
Les Evêques et les Prêtres décédés dans le courant du mois de mai. — Les parents de trois de nos zélatrices. — Madame Anciaux, abonnée du « Divin Crucifié ».
Miséricordieux Jésus donnez-leur le repos éternel !
SAVOIR SOUFFRIR
ESPÉRAUCES BT COHSOLATIOHS
LE PROBLÈME DE LA DOULEUR
VIL — De l’inégal partage des souffrances et des peines.
la lumière des Écritures et avec l’aide de saint Augustin et de Joseph de Maistre, nous avons essayé de sonder le redoutable problème de l 'inégal partage des souffrances et des peines ici-bas (1). La solution définitive de ce mystère ne sera pleinement élucidée qu’au-delà de cette vie passagère ; mais déjà l’Evangile et la raison y répandent de singulières et bienfaisantes clartés. Elles nous apprennent à « savoir souffrir » et à ne nous scandaliser ni de la prospérité des méchants ni des épreuves des bons.
En fait, la félicité des méchants est-elle si privilégiée qu’on pourrait le croire de prime abord? Ce bonheur dont ils paraissent enveloppés n’est le plus souvent qu’une apparence trompeuse et une mensongère illusion. La vérité certaine, c’est qu’ils se trompent sur la nature même du bonheur et qu’ils le cherchent vainement où il n’est pas. Ces chemins fleuris qu’ils parcourent au bruit des applaudissements du monde et des harmonies de ses êtes, croyez-vous qu’ils n’ont pas leurs épines et leurs pierres d’achoppement ? Ah ! ces heureux de la fortune que de blessures, souvent, meurtrissent leurs pieds et que d’épines déchirent leurs cœurs ! Dans cette poursuite inquiète et insensée des honneurs, des richesses et des plaisirs, quelles convoitises dévorantes ! Quelles fiévreuses ambitions ! Quelles rivalités jalouses ! Que de soucis et de peines pour accroître ou conserver les positions acquises !
Pour un élu de la fortune et du succès, combien sont déçus dans leurs rêves d’ambition ! Combien d’autres sont renversés des trônes fragiles sur lesquels ils avaient à grand peine installé leur éphémère royauté !... Ah ! les sceptres brisés, les couronnes flétries, les âmes désenchantées, les cœurs trahis et brisés, qui les pourra jamais compter sous notre ciel changeant et capricieux?...
Ecoutez ce cri éloquent et découragé s’échappant de lèvres assoif-
(1) Voir le numéro d’avril, p. 117, 121.
REVUE DE LA SAINTE-FACE
fées qui s’étaient abreuvées pourtant à toutes les coupes des félicités terrestres : « Le bonheur! je l’ai cherché; et, pour le trouver,, j’ai parcouru les villes, traversé les royaumes, sillonné les mers. Le bonheur! je l’ai cherché dans les poétiques nuits d’un climat enchanté, sur les ondes limpides des lacs de l’Helvétie, sur les cimes pittoresques des plus hautes montagnes, dans les spectaclesles plus grandioses de la nature ; je l’ai cherché dans la vie élé gante des salons, des festins somptueux, dans l’étourdissement des bals et des fêtes ; je l’ai cherché dans la possession de Torr dans les émotions du jeu, dans les fictions d’une littérature romanesque; dans les hasards d’une vie aventureuse, dans la satisfaction d’une ambition démesurée ; je l’ai cherché dans les gloires de l’artiste, dans l’intimité des hommes célèbres, dans tous les plaisirs des sens et de l’esprit ; je l’ai cherché enfin dans la foi d’un ami, ce rêve de tous les jours et de tous les cœurs... Hélas ! 6 mon Dieu ! où ne l’ai-je pas recherché?...
« Je ne l’ai trouvé nulle part. Et vous, l’avez vous trouvé ce bonheur ? Ah ! j’entends pour réponse l’humanité qui fait retentir le cri unanime : « Bonheur! Bonheur, où es tu? »...
Ces plaintes, ces aveux, cette désespérance du juif Hermann, jeune, riche, beau, artiste, entouré, applaudi, aimé, sont le refrain de tout ce peuple d 'heureux que vous enviez peut-être et dont le bonheur vous irrite et vous scandalise.
En les voyant courir à leurs plaisirs, en percevant l’écho de leurs fêtes splendides, en constatant l’opulence et la solidité de leur fortune, vous vous écriez: « Qu’ils sont heureux ! ils ont tout à souhait sur la terre : les honneurs, la richesse, la santé, le plaisirr un beau nom, une grande situation sociale ; chacun les admire,, les adule et s’incline devant eux ». Yain mirage! Détrompezvous. Les hommes ne voient que ce qui paraît à l’extérieur ; mais si ces cœurs pouvaient s’ouvrir sous votre regard, vous seriez, peut-être stupéfait d’v découvrir des abîmes de misère, des flots d’amertume, d’indicibles tourments.
u Ah! c’est que Dieu ne veut pas que l’âme repose en paix dans l’iniquité. La vertu ici-bas est indignement outragée ; la justice de Dieu aura son heure de terribles représailles ; mais, dès maintenant, il provoque le retour des prodigues par les tourments du vice. Il a mis dans les âmes le témoin du remords. Les terribles apparitions de la mort, du jugemen t, de l’éternité viennent bon gré, mal gré, se dresser devant les mondains au milieu de leurs folies et de leurs joies. Ils ont beau vouloir les considérer comme de vrais fantômes, ils entendent au fond de leur conscience une voix qui proteste, et tous les sophismes de la raison et de la passion sont impuissants à l’étouffer et à -calmer ses inquiétudes toujours renaissantes.
... « Et si ce méchant a réussi à faire taire le remords et qu’il marche d’un pas tranquille et assuré sur le chemin de l’impénitence, croyez-vous pour cela qu'il est heureux?... Détrompezvous encore. Le vide, l’ennui est au fond de son cœur. Oui « l’inexorable ennui » dont parle Bossuet, est au fond de la coupe, dans toutes les liqueurs humaines que n’a pas bénies la main de Dieu (1). »
Ici, comme partout, il faut toujours revenir à la pensée de Dieu, le seul maître du bonheur, à l’éternité immuable dont le temps n’est qu’une ombre, aux compensations ineffables qui dédommageront le juste des inégalités actuelles, aux rétributions de cette heure solennelle où « chacun recevra, selon les œuvres de ses mains (2) »
En attendant cette aurore de la justice sans fin, que nos épreuves personnelles ou celles de nos frères ne nous abattent pas ; que le bonheur apparent et fragile des impies ne nous fasse pas envie ; que les malheurs persévérants de l’Eglise et les triomphes insolents de ses ennemis n’ébranlent en rien notre confiance en sa définitive victoire. Dieu est fidèle (3).
Ce n’est pas être pessimiste que de répéter après Lamartine :
Je parcours tous les points de l’immense étendue,
Et je dis : nulle part le bonheur ne m’attend!...
Je ne demande rien à l’immense univers !
Il est un monde meilleur ; plus loin et plus haut que la terre, une vraie patrie « où le vrai soleil éclaire d’autres cieux. »
Là je m’enivrerais à la source où j'aspire,
Là je retrouverais et l’espoir et l’amour,
Et ce bien idéal que toute âme désire Et qui n’a pas de nom au terrestre séjour.
Ce beau rêve du poète — qui en a fait trop d’autres, hélas ! — c'est l’éternelle réalité promise et assurée au chrétien. C’est la récompense infinie de la douleur sanctifiée.
Jean du Calvaire.
U) Abbé Clément, La douleur calmée, p . 45.
(2) Prov., XII, 14.
(3) I Cor., I, 9.
Nous rappelons aux dévots de la Sainte-Face du Saint-Suaire qu’une indulgence plenière est attachée, aux conditions ordinaires à tous ceux qui méditeront sur la Passion, devant cette Image, le jour de la FÊTE- DIEU, ou un des jours de l’Octave de cette Fête.
REVUE DE LA SAINTE-FACE
Le Christ des Andes
: 13 mars 1914, cm célébrait sur la frontière qui sépare le Chili de la République Argentine, le 10e anniversaire d’un événement dont ne parlèrent pas les journaux d’Europe et qui, cependant, est digne de remarque.
Depuis longtemps, le Chili et la République Argentine se disputaient un territoire de quelques milliers de kilomètres carrés, situé près de la Patagonie, dans un endroit écarté où la ligne frontière n’était pas exactement délimitée par la Cordillère des Andes.
La querelle dormait lorsque, il y a quelques années, des voyageurs découvrirent dans la zone contestée des rivières utilisables et des mines de valeur. Alors subitement le conilit prit une tournure inquiétante ; les deux pays firent valoir avec violence leurs droits de propriété et comme ils n’arrivaient pas à s’entendre, ils se préparèrent à la guerre. De part et d’autre, on commanda des armes et des navires ; en quelques semaines, dans cette fièvre belliqueuse, la République Argentine dépensait vingt millions et le Chili quatorze.
Toute tentative d apaisement était vaine, il devenait impossible d’échapper aux horreurs de la guerre, lorsque deux évêques, l’un Chilien, Mgr Ramon Auzel Lara, l’autre Argentin, Mgr Marcolino Benavente, s’entendirent pour faire, chacun de son côté, une active propagande en faveur de la paix; ils parcoururent leur pays respectif, haranguant les foules dans les villes et les villages. Le dimanche de Pâques 1900, apiès un fervent appel en faveur de la paix, ils proposèrent qu’un jour, si là guerre était évitée, une statue du Christ fût élevée sur la frontière entre les deux nations.
Ils entraînèrent avec eux l’opinion publique et les deux gouvernements soumirent le différend à l’arbitrage du roi d’Angleterre.
La sentence, soigneusement préparée par les travaux de plusieurs juristes éminents, partagea entre les deux pays le territoire contesté.
Délivrés du cauchemar de la guerre, satisfaits d’avoir repris de bonnes relations de voisinage après une querelle qui avait en tout duré soixante-dix ans, les deux gouvernements signèrent un traité par lequel ils s’engageaient à soumettre à l’arbitrage les différends qiii pourraient encore s’élever entre eux. Enfin, ils se mirent d’accord pour réduire leurs armements aux proportions d’une simple force de police.
Le résultat le plus merveilleux a été le changement d’attitude des Argentins et des Chiliens les uns à l’égard des autres. Toute la méfiance et la colère d’autrefois ont disparu. L’idée d’élever une statue à Jésus-Christ, prince de la paix, autrefois émise par les évêques au milieu de la crise, fut reprise avec enthousiasme.
Ce fut avec du bronze de vieux canons que le sculpteur Mateo Alonzon coula sa statue gigantesque du Christ pacificateur. Le socle est en granit et soutient une sphère du poids de quatorze tonnes sur laquelle sont figurés les différents pays de la terre. Le Christ qui les domine
s’élève à une hauteur de vingt-sept pieds ; sa main gauche tient unecroix, sa main droite est étendue pour bénir.
Deux plaques de bronze, offertes par les ouvriers et les ouvrières de Buenos-Ayres, ont été scellées au socle ; l’une raconte l’histoire, de la statue, l’autre porte cette inscription :
« CES MONTAGNES S’ÉCROULERONT EN POUSSIERE AVANT QUE LE CHILI ET LA RÉPUBLIQUE ARGENTINE TRANSGRESSENT LES PROMESSES SOLENNELLEMENT FAITES AUX PIEDS DU CHRIST. »
La cérémonie d’inauguration eut lieu le 13 mars 1904. La statue avait été hissée par des soldats et des marins jusqu’au sommet de la montagne, au plus haut point accessible entre les deux pays, à Puenta de l’Inca. Les Chiliens se rangèrent sur le territoire argentin, les Argentins sur le territoire chilien.
Ils chantèrent des hymnes de paix et, au coucher du soleil, lorsque le voile tomba, ils s’unirent dans une même prière.
Quand donc sur toutes les frontières du monde s’élèvera l’image do Celui qui, seul, peut apporter la paix aux nations ?
Le Rosaire (S^Hyacinthe, Canada).
Ppiève à Jésus souffrant
« O Dieu, qui pour la rédemption du monde, .avez bien voulu naître» être circoncis, rejeté par les Juifs, livré entre leurs mains par le baiser du traître Judas, chargé de chaînes, conduit à la mort comme un innocent agneau, indignement offert en spectacle aux yeux d’Anne, de Caïphe, de Pilate et d’Hérode, accusé par de faux témoins, flagellé, rassasié d’opprobres, couvert de crachats, couronné d’épines, meurtri par des soufflets, frappé avec un roseau, avoir le visage couvert d'un voile, être dépouillé de vos vêtements, cloué à la croix, élevé en l’air sur cette croix, rangé parmi les voleurs, abreuvé de fiel et de vinaigre, et percé d’une lance : Je vous supplie, Seigneur, par ces très saintes souffrances que je repasse dans ma mémoire, tout indigne que j’en suis, par votre sainte croix et par votre mort, délivrez-moi des peines de l’enfer, et daignez me conduire au lieu où vous avez introduit le larron crucifié avec vous ; ô Dieu qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il. »
Cinq Pater , cinq Ave et cinq Gloria.
Indulgences applicables : I) 300 jours, une fois le jour- — 2) Indulgence plénière, une fois chaque mois, à l'un des trois derniers jours du mois, pour ceux qui , durant un mois entier, auront récité tous les jours cette prière. Conditions : Confession, communion, prière pendant quelque temps aux intentions du Souverain Pontife.
Recueil Hilgers.
REVUE DE LA SAINTE-FACE
Sœur Thérèse de TEnfant-Jésus
ET DE L*A SAIfiTE^fACE
« Depuis longtemps déjà, à la cinquième station du chemin de la 'Croix, où Simon de Cyrène me semblait remplir auprès du Maître le rôle du Prêtre fervent, je priais ainsi : « O Jésus, je vous en supplie, choisissez-vous une légion de Prêtres décidés à porter votre Croix. » Cette pensée me revenait sans cesse. Je demandais à Notre-Seigneur des Prêtres qui renouvelleraient le monde et sauveraient la France, des Prêtres austères, zélés, comme le bienheureux curé d’Ars. »
Sr Thérèse de l’Enfant -Jésus.
Son zèle pour les Prêtres du Seigneur.
Grâce de sanctification sacerdotale. — « Vous vous souvenez de mon pèlerinage à Lisieux, et dans quel état de découragement je me présentai à vous. Le même jour, sur la tombe de Sr Thérèse de l’Enfant- -Jésus, tandis que je sanglotais, le front appuyé sur la croix, subitement le calme, la paix, l’abandon succédèrent à une angoisse mortelle ; quand je dis paix, je veux parler d'un état de quiétude que je n’ai jamais ressenti, même aux heures divines de mes ordinations, et qui, depuis lors, ne m’a jamais quitté. En même temps, une lumière subite inonda mon âme et la transforma. Sr Thérèse me faisait comprendre et m’obtenait la force de vouloir suivre la voie du renoncement total et continu. Ce fut un vrai miracle. A cette même heure, ma mère, restée dans ma paroisse, reçut cette inspiration : « Inutile de te préoccuper , ton fils est guéri. » Elle ouvrit alors au hasard un livre de piété qu’elle tenait à la main, et ce fut le portrait de Thérèse qui s’offrit à ses regards. Elle le couvrit de larmes de joie. Depuis lors, je suis comme sur un rivage béni, en possession d’une paix inexprimable. Je sens à tout moment l’assistance de quelqu’un qui féconde mon ministère et mes labeurs, et me fait demeurer avec Notre-Seigneur dans mne ineffable intimité...
La petite fleur me donne l’intelligence de la grandeur du Prêtre. Depuis quelque temps, au commencement du saint Sacrifice, je lui demande de me suivre dans l’oblation divine, et, ô merveille, elle me fait alors comprendre l’amour infini de Jésus pour l’homme pécheur, et je me sens pénétré de tendresse pour les âmes. Elle me donne l’attrait de la vie cachée et oubliée, elle me fait vivre dans la pratique constante du renoncement absolu; elle m’a révélé le vrai sens de l’humilité du cœur; maintenant, détaché de tout, je comprends que je suis l’instrument indigne entre les mains de Dieu, et j’ose dire que mon amour pour Jésus est devenu un feu qui me consume.
Je supplie à genoux mes confrères qui ne me connaîtront jamais, de mettre toute leur confiance en cette élue de Dieu. Qu’ils me croient : S* Thérèse aime les Prêtres comme elle aimait Jésus sur la terre. Le Prêtre n’est-ce pas Jésus avec son autorité et sa miséricorde? On ne connaît pas assez la puissance et le zèle de cette sainte Carmélite pour la sanctification des Prêtres , Elle a daigné me le faire comprendre, non seulement par sa sollicitude à mon égard, mais par une vision spéciale où elle me montrait le ciel, m'excitant à travailler avec elle à la sanctification de mes frères dans le sacerdoce. Oui, Thérèse sera le salut des Prêtres. C’est la mission qui lui ■a été confiée par le Seigneur ! . X..., curé, 2 janvier 1911.
« O mon Dieu, ne rejetez pas mon ardente prière : l’orage gronde autour de nous... faites que parmi vos Prêtres, pas un ne défaille. Qu’ils se sanctifient davantage au sein de la souffrance et qu’ils vous rendent toute la gloire que vous attendez d’eux. Je vous donne ma vie, acceptez-la, je vous en supplie, pour votre Eglise et pour le salut de la France ! » S'T Thérèse de T Enfant-Jésus.
lift DIFFUSION DE lift SAINTE-FACE
Comment nos Zélateurs accueillent leur Image-Diplôme
Lons-le-Saunier. — « Je viens vous exprimer ma vive reconnaissance pour m’avoir admise au nombre des zélatrices de la Sainte-Face. La belle Image- Diplôme que vous m’avez envoyée fait, mes délices. J’attends quelques moments de liberté pour en faire l’encadrement moi-même, mais en attendant je ne la laisse pas enfermée. Je vais souvent reprendre courage en la contemplant et en la priant de tout cœur. J’espère bientôt vous demander des images et procurer à notre chapelle la grande gravure. M. L.
Nancy. — « Je viens de recevoir la belle Image-Diplôme des zélatrices de la Sainte-Face et vous remercier de la joie tout intime qu’elle m’a causée. J’espère travailler à faire connaître la Sainte-Image dans les patronages, maisons religieuses et familles chrétiennes que je connais. Je vous remercie vivement des numéros de la Revue que j’ai déjà parcourus avec le plus grand intérêt, j'espère y trouver un profit spirituel bien grand, et ensuite en faire bénéficier beaucoup d’âmes. M. D.
Saint-Hubert. — • « J’ai bien reçu mon image-diplôme de zélatrice et je vous en remercie sincèrement. Je souhaite de tout mon cœur voir se grouper au nombre des zélatrices les mères chrétiennes de la paroisse qui répandraient ainsi l’image de Jésus-Christ souffrant, dans leurs familles, «fin qu’elles apprennent à leurs grands et petits enfants à le connaître, à l’aimer et à faire honorer son visage. Et tel sera le but premier de mon apostolat, espérant que Dieu bénira mon humble zèle et le rendra fécond pour sa gloire et pour le bien des âmes. » 'M. Q.
Versailles. — « Je tiens à vous accuser réception de mon image-diplôme que j’ai reçue avec un bien grand plaisir et dont bien profondément je vous remercie. Cette divine image m’aidera, je l’espère, à travailler de plus en plus à l’apostolat qui attire mon cœur : gagner des âmes à notre si bon et tendre maître, le faire aimer toujours davantage. C’est tout particulièrement que je remercie le bon maître de m’avoir inspiré l’idée de me faire inscrire au nombre des zélateurs, cela va me permettre de répandre cette précieuse et divine image dans bon nombre de familles chrétiennes. »