‹ Le divin, expériences et hypothèses: études psychologiquesChapitre 39 sur 119 · T. n. p. 174 (1860). Cfr. I, 366 (même date · texte numérisé non relu

T. n. p. 174 (1860). Cfr. I, 366 (même date

En somme, la principale cause du trouble de Darwin, c'est qu'il s'imagine être enfermé dans ce dilemme : ou attribuer une cause inintelligente à des effets intelligents, ou croire à un Dieu tout-puissant et tout bon responsable du mal qui torture ses créatures. Mais peut-être y a-t-il un milieu, une autre manière de se représenter le Divin que l'image d'un créateur, la seule que Darwin paraisse connaître et croire possible. Nous étudierons plus loin cette question. Qu'il suffise, pour le moment, de constater sa conclusion, à savoir que « le mystère du commencement de toutes choses est insoluble pour nous et que, pour son propre compte, il doit se contenter de demeurer un agnostique*. » Son agnosticisme n'avait donc rien d' « agressif »^ Une des plus belles preuves de sa délicatesse et de sa loyauté intellectuelle, c'est la réponse qu'il envoya à une femme certes fort intelligente '* qui lui avait écrit la lettre suivante :

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