‹ Le divin, expériences et hypothèses: études psychologiquesChapitre 38 sur 119 · II · texte numérisé non relu

II

« qu'il était impossible de regarder ces choses sans voir qu'elles sont Teffet et l'expression d'un esprit. Je n'oublierai jamais, ajoute-t-il, la réponse de M. Darwin. Il me regarda fixement et dit : Eh bien ! cela me saisit souvent avec une force accablante, mais à d'autres moments, dit-il en secouant légèrement la tête, cela semble s'en allerS »

C'est surtout l'existence du mal physique dans le monde qui fut l'écueil contre lequel alla se heurter et se briser sa tendance à croire à la finalité. Après avoir reconnu, dans sa lettre à un étudiant hollandais ^ qu'il (( n'a jamais pu trancher la question de savoir si cet argument (de la finalité) a une valeur réelle, il ajoute : « Je ne puis non plus surmonter la difficulté qui résulte de l'étendue de la souffrance dans le monde. » Voici la môme objection exprimée avec plus de développement : « Je confesse, écrit-il, que je ne vois pas avec autant de clarté que certaines personnes, et que je désirerais moi-même, la preuve d'un dessein arrêté et bienfaisant dans tout ce qui nous entoure. Il me semble qu'il y a trop de douleur dans le monde. Je ne puis me persuader qu'un Dieu bienfaisant et tout-puissant ait créé les ichneumons avec l'intention arrêtée de les laisser se nourrir de chenilles vivantes, ou que le chat ait été créé pour jouer avec la souris.

« N'admettant pas ceci, je ne vois pas la nécessité

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