‹ Le divin, expériences et hypothèses: études psychologiquesChapitre 6 sur 119 · Livre des XII béguines, ch. xiv · texte numérisé non relu

Livre des XII béguines, ch. xiv

être et vie les personnes divines aussi bien que les personnes humaines et toutes les créatures.

En réalité donc, il ne nous apprend rien sur Dieu. Il n'en sait pas plus que nous, mais il sent tout autrement que nous. Aussi en quels termes de feu il s'exprime : Dieu, c'est l'amour, amour « vorace * » qui jamais ne se tait, qui éternellement crie : « Aimez, aimez l'amour, l'éternel amour M » « Et toutes les puissances de Tàme répondent : « Aimons cet amour sans limites qui nous a aimés de toute éternité ! \ » Et lorsque, par l'extase, nous avons dépassé les procédés intellectuels, avec leurs modes et distinctions, que nous sommes, par conséquent, en dehors de la connaissance proprement dite, dans la « nescience, ignorance et ténèbre » \ c'est l'amour qui règne en maître * ; nous devenons alors, personnes divines et personnes humaines, « un seul et inextinguible incendie d'amour « », « une seule flamme, un seul globe de feu ^ » .

Oui, mais V unité n'est que dans la métaphore ; (( uniri possunt, unum effici non possunt. » 11 faut toujours penser à cette réserve. Ruysbroeck n'est donc point panthéiste.

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