Cfr. ci-dessus ; p
4. C'est-à-dire le passage du point de vue intéressé personnel à. celui d'un ordre supérieur, universel, désintéressé, dogmatiquement parlant : la volonté de Dieu. Ce serait plus intelligible, dit Leuba, si l'on substituait au mot Dieu l'expression : ensemble des principes altruistes. Rev. phil., p. 21. Mais c'est là une déiinition trop étroite, qui ne tient compte que du point de vue de la conscience morale.
chasse... Jusqu'ici, c'est-à-dire en ce qui concerne ses motifs, la religion chrétienne, ou, si vous voulez, le mysticisme chrétien est parfaitement rationnel, et n'a rien qui puisse le faire accuser de transcendance, puisque la recherche de Dieu signifie essentiellement la recherche de la satisfaction d'une, de plusieurs, ou de toutes les quatre tendances que nous avons indiquées. »
Ce passage prouve qu'il n'est pas nécessaire que toutes les tendances interviennent, ce qui explique les formée inférieures de religion.
Dans un article antérieur du Monist\ Leuba consigne et étudie quatorze cas, parmi lesquels quatre nettement a-religieux (xi à xiv), trois autres qui, de fait, le sont également (ii, v, vu) et sept autres qui nous offrent toute la gamme, depuis la croyance vague jusqu'à la farouche orthodoxie calviniste (x).
Que ressort-il de ces témoignages ?
Que la vie religieuse intérieure aussi bien qu'extérieure subsiste, même lorsque s'est affaiblie ou évanouie la croyance à la personnalité divine: la jeune femme du cas i ne s'adresse qu'à une « personnalité suprême vaguement appréhendée et construite (T après ses besoins » — le principal besoin étant « d'identifier sa volonté propre à une volonté universelle » et l'expérience lui ayant prouvé la misère vaniteuse de la sienne propre. Dans ses expériences purement émotionnelles, elle n'éprouve pas de réalisation dis-