acte han vi
vis des époux qui ont des enfants. Il serait, en effet,
d’une illogicité extrême de refuser le droit de divorcer aux époux qui n’ont pas d'enfants, sous le prétexte de
. garantir des enfants qui, dans l’hypothèse, n’existent
pas. Si donc l'intérêt des enfants était un argument
sérieux contre le divorce, et que le danger de voir le
* divorce entraîner un dérèglement de mœurs n’en fût
osbas un, le divorce devrait être un droit pour. les époux
sans enfants. Les deux objections sont par conséquent tout à fait distinctes et demandent à être réfutées séparément.
Les époux s’abandonneraient, dit-on, sous l’in-
fluence des causes les plus futiles, s’ils en avaient la
liberté.
C’est se faire une étrange idée de la natüre humaine. Avec un peu d’observation, on se convaincrait ai sément que le mariage, même indissoluble, n'est pas un lien pour ceux qui veulent le rompre et dont les mœurs sont déréglées; on se convaincrait aussi que la liberté absolue n’est pas un obstacle à la fidélité et à la
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constance pour une foule de ménages extra-légaux qui,
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malgré la sévérité du monde à leur égard, donnent souvent, aux ménages reconnus par la loi, des exemples que ceux-ci pourraient suivre sans déroger,