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Chapitre II

« Sans doute le divorce ou la séparation des pères forme dans la vie des enfants une époque bien funeste ; mais ce n'est pas l'acte de divorce ou de séparation qui fait le mal, c’est le tableau hideux de la guerre intes-

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tine ne qui a a rendu ces actes nécessaires,

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« Au moins, les époux divorcés auront encore le

droit d’inspirer pour leur personne un respect et des sentiments qu'un nouveau nœud pourra légitimer ; ils ne perdront pas. l'espoir d'effacer par le tableau d’une union plus heureuse les fatales impressions

de leur union première, et n'étant pas forcés de re-

noncer au titre honorable d’époux, ils se préserveront avec soin de tout écart qui pourrait les en rendre indignes.

« C'est peut-être ce qui peut arriver plus heureux pour les enfants : l'affection des pères se sou-

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tiendra bien plus sûrement dans la sainteté d’un nœud lé œud légitime, que dans les désordres d’une liaison illicite, auxquels il est si difficile d'échapper quand on n’a plus droit de prétendre aux honneurs du mariage.

« Mais, dit-on, les lois ont toujours regardé d’un œil défavorable les secondes noces; je n’examinerai pas si cette défaveur est fondée sur des raisons sans réplique, ou si, au contraire, dans une foule d'occasions, un second mariage ne fut pas pour les enfants un grand acte de tendresse; j'observe seulement qu’il ne s’agit point ici d’une épouse à qui la mort a ravi

son protecteur et son ami, et dont le cœur, plein de ses premiers sentiments, repousse avec amertume toute idée d’une affection nouvelle.

« Il s’agit d’époux dont les discordes ont éclaté, dont tous les souvenirs sont amers, qui, éprouvant le besoin de fuir pour ainsi dire leur vie passée et de se créer une nouvelle existence, se précipiteront trop souvent dans le vice si les affections légitimes leur sont interdites. à

« Le véritable 1 intérêt des enfants est de voir les au-

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