DEN L SES
Ainsi que le fait judicieusement observer M. Léon
2 rm
<}. LA EBaAnA A + Lan UM
Las -
Richer (1), on ne tient, d’ailleurs, ordinairement compte lorsqu'on raisonne de l'intérêt des enfants, que de ceux qui étaient nés au moment de la séparation; on ne tient aucun compte des enfants à naître.
Et cependant, la statistique prouve surabondamment que les époux séparés sont loin de se soumettre tous à un célibat austère, et que la majorité d’entre eux s'organise, après la séparation, en mariage irrégu-" lier. — M. Legouvé évalue à ro sur 15 la proportion de ces derniers.
CRE Quoique ces ménages clandestins, obligés par la AT tre société à plus de prudence que les ménages légaux,
procréent infiniment moins, ils procréent cependant encore, et les enfants qui en naissent sont adultérins. Ils ne peuvent être reconnus en aucun temps; ils n’ont aucun droit à l'héritage de leurs père et mère et ne peuvent recevoir que des aliments ; ils n’ont pas de famille.
Si donc, l 'indissotubilité du mariage protége, ce que Je : suis loin d'admettre, les enfants nés au moment de la séparation, elle sacrifie absolument ceux qui sont à naître, ( et M. Richer a raison lorsqu'il s’écrie :
« Est-ce que ces enfants qui, pour la plupart, seraient légitimes si votre loi l'avait permis, n’ont pas
droit à votre sollicitude ? Est-ce bien leur intérêt qu’on
a sauvegardé ? Sans l'inflexibilité de notre Code, Me
(1) Léon Richer, Le Divorce. Paris, Lechevalier, éditeur.