‹ Le divorceChapitre 19 sur 151 · Chapitre IT · texte numérisé non relu

Chapitre IT

nion des deux êtres auxquels ils doivent Le jour eût été régulière, ils marcheraient le front haut ; ils pourraient honorer leur père et respecter leur mère. C’est la société, avec ses prétendus principes moraux, qui en a fait des bâtards! Voilà vraiment la morale publique et l'intérêt de toute une catégorie d’enfants singulièrement protégés !

& La morale? Votre loi l’outrage.

« L'intérêt des enfants ? Elle le méconnaît. »

Dira-t-on que les enfants adultérins ne sont pas intéressants parce qu’ils sont le produit du vice?

Ce serait méconnaître l'esprit de notre législation, qui admet que les fautes sont personnelles et qui évite de faire peser sur des innocents la peine méritée par le criminel, autant du moins que c’est humainement possible. |

Fils du vice, si l’on veut, les enfants adultérins

sont innocents. La société leur doit protection, et, si le législateur qui a institué le mariage s’est cru obligé de chercher une sanction efficace à cette institution dans la position effroyable qu'il leur a faite, du moins faut-il diminuer le plus qu’on peut le nombre de ces malheureux, et ne pas créer à plaisir des situations où l’adultère devienne pour ainsi dire fatal, j’oserais presque dire innocent.

Repousser le divorce, c défendre le régime de la séparation de Corps, € est vouloir introduire ou conserver l'hypocrisie dans la société, personne ne croyant sine

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