‹ Le divorceChapitre 2 sur 151 · AVANT-PROPOS TITI · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS TITI

et l’on a jugé inutile de réclamer une institution dont on ne voulait plus se servir désormais.

Mais en même temps que cette perversion sociale empêchait un mouvement d'opinion en faveur du divorce de se produire, l’abolition du divorce facilitait cette perversion de la société. |

Les époux séparés ne pouvant se remarier, la société leur a facilement reconnu le droit au concubinage, droit dont ils ont largement usé; et, pendant qu’on cachait à tous les yeux, par un voile épais, le vice qui nous dévore, le vice allait se développant sous ce voile, d'autant plus fibrement qu'on ne le voyait plus.

Ïl n'est que temps de faire cesser un pareil état de Choses... | |

Rien n’est plus opportun que le rétablissement du divorce; c’est au législateur qu'il appartient d’en prendre initiative et, s'il ne la prend pas, c’est au public à s'emparer de cette question et à en faire sa préoccupation constante jusqu’à ce qu'il soit parvenu à en imposer la solution aux représentants de la nation.

Ajoutons qu’il n’est pas vrai que le divorce ne soit pas réclamé. Il l’est par toutes les personnes honnêtes qui ontété frappées dans le mariage et à qui 1i répugne

de vivre en dehors des conditions sociales.

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