‹ Le divorceChapitre 20 sur 151 · EN D · texte numérisé non relu

EN D

DORE RE et 2 57

DU Luna

cèrement à la chasteté, à la continence absolue de la plus grande partie des époux séparés.

Un écrivain qui avait au moins la franchise brutale de ses opinions et qui a été l’un des défenseurs pas-

À FA } px % 7% sionnés de l’indissolubilité du mariage, Proudhon, re-

connaît parfaitement que les époux séparés ne peuvent être tenus à la continence, et il admet que le concubinat (1), qu’on ne saurait accepter comme disposition de droit commun, peut être considéré comme légitime dans des circonstances exceptionnelles.

C'était là, de sa part, une contradiction évidente, un illogisme. | En effet, ainsi que j'ai eu occasion de le dire dans un autre ouvrage, ou le concubinat peut aussi bien que le mariage indissoluble garantir les. intérêts sur lesquels on se fonde pour défendre ce dernier, et alors à quoi bon le mariage indissoluble? ou il ne garantit pas ces intérêts, et alors il estimmoral,

Proudhon dit, en paraphrasant l'argument de saint Paul : |

Mieux vaut concubiner que brüler.

Je suis de son avis. Mais n'est-ce pas faire le procès à l’indissolubilité du mariage?

(1) Ce mot employé par Proudhon est tiré du droit romain. En droit romain, le concubinat était reconnu par la loi; c'était une espèce de mariage plus libre, qui coexsistait avec le mariage proprement dit, et que l’on accepta comme un pis-aller quand le vrai mariage fut abandonné sur une grande échelle.

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