‹ Le divorceChapitre 5 sur 151 · VI AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

VI AVANT-PROPOS

méritent et pour ne pas laisser à ceux- ci la liberté |

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absolue qu’i ils recherchent, la facilité du vice.

Nous le répétons, aucune réforme n’est plus urgente, plus opportune.

Elle n’a d’ailleurs rien de politique : tous les partis peuvent la revendiquer : les républicains, qui, les premiers, l’ont introduite en France; les impérialistes qui, sous le premier empire, l’ont conservée ; les orléanistes qui, en 1831, 1832, 1833 et 1834, en ont demandé et voté le rétablissement.

[I n'ya pas jusqu'aux cléricaux qui, dans de certaines limites, ne puissent s'associer à la mesure que . nous réclamons.

Leur loi religieuse repousse, il est vrai, le divorce:

mais elle admet quatorze cas de nullité du mariage,

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entre autres l’erreur dans la personne (allant jusqu’à comprendre l'erreur dans la personne morale) et l'impuissance, Elle est infiniment plus libérale que notre code.

Avant la révolution, le mariage étant un sacrement et non un contrat civil, ne relevait que de l’église. De Jà cette double conséquence qu'il n’était pas indissoluble pour les époux appartenant à un culte qui ne lui

reconnaissait pas ce caractère ; et que, pour les époux

AVANT-PROPOS VII catholiques eux-mêmes, la faculté sinon de divorcer, du moins de faire annuler leur mariage — ce qui, dans l'espèce, devient une affaire de mots — était infiniment

plus grande qu’aujourd’hui. :

Le mariage civil, s’il n’est pas accompagné du

divorce, devient donc une loi plus oppressive que le mariage religieux.

Cela est si vrai qu’il y a quelques années, un époux — dont le procès fit grand bruit et fut plaidé par M. J. Favre, — M. X. avait obtenu la séparation contre

sa femme, qui se refusait à toute relation conjugale. Mais n'ayant pas pu faire annuler son mariage par les tribunaux, il obtint cette annulation de l'église, au point de vue religieux. Il put ainsi se remarier religieusement à l’étranger, mettant sa conscience catholique à l’abri des remords qu’une vie irrégulière lui inspirait. Pour l’église, il était marié; aux yeux de la loi civile, il était concubin.

En quoi les catholiques pourraient-ils être blessés si l’on élargissait la loi civile au moins autant que

leur loi religieuse ?

Les partis peuvent donc tous accepter le rétablisse-

ment du divorce, sauf à discuter ses causes, ses

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