AVANT-PROPOS Y
« Monsieur, me disait-il, j'ai l'amour de la famille. Si le divorce existait, je me remarierais, j'aurais des enfants qui feraient ma joie, j'oublierais ces misérables. Mais puisqu'on me refuse cette consolation suprême, le désespoir chez moi est incurable et qui sait à quelles extrémités ce désespoir peut me conduire! Si je les rencontre, je les tuerai. Remarié, je leur aurais par-
donné. » Et il sanglotait.
Ailleurs, c’est une femme dont le mari a été condamné à vingt ans de travaux forcés. Elle est l'épouse d’un forçat! elle porte un nom devenu infâme — ; elle a sa part d’une souillure qu’elle n’a rien fait pour mériter; elle subit, comme le disaient justement nos pères, un supplice analogue à celui que subirait un
vivant attaché à un cadavre.
Je m’arrête dans ces citations que je pourrais continuer à l'infini en publiant les documents que j’ai reçus depuis trois mois. Il serait inutile de les multiplier davantage, in pouvant y suppléer par ce qu'il a
vu lui-même
Le divorce est donc réclamé par les Done hon=
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nêtes et repoussé par les dépravés. Il est urgent de le
rétablir pour d donner : à celles-là la satisfaction qu elles
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