‹ Le divorce, comedie, en deux actes, en versChapitre 5 sur 23 · THERESE · texte numérisé non relu

THERESE

J'en suis bien lasse aussi !

[bas à Thérèse.) [bas à Guillaume.)

( haut. ) Fern^-e l Ne cédez pas.

Tenez , mes bon voisins, je ne vois qu'avec peine Le triste enchaînement dés éternels débats Qui sur vous de l'hymen appesantit la chaîne. Ma foi , depuis long-tems , pour plus d'une raison ; Je ne vous crois pas faits l'un pour l'antre.

Thérèse, sèchement.

Hélas ! non.

Guillaume, tns-vlvancnt.

Eh bien! madame, eh bien! !e remède est facile. Thérèse, avec dépit.

Et vous ne demandez pas mieux Que de l'employer ?

.Guillaume.

Moi?. .. vous le savez, grands dieux!

Thérèse, à part.

J'en mourrai de douleur.

M A R T I N , /êi' p-enant tout deux par la main. La plainte est inutile Dès que l'on peut .Tgir ; voisins , examinons Votre cœur , votre état, vos droits , et raisonnons : iVous vous êtes unis pour vivre heureux ensemble;

Vous aviez trouvé le bonheur.

,Vous ne le trouvez p'ub? dénouez sans humeur.

Et de concert , le nœud qui vous rassemble. Nous nous aimons.^ formons le lien le plus douX.' La nature, l'amour, la loi nous y convie;

Pdssons ensemble notre vie...

Nous ne nous aimons plus? adieu, séparons-nous.

( à GuiHaiime. ) {à Thé'hse. )

Voilà les droits de l'homme , ainsi que de la femme. Guillaume, vivement.

Vous pouvez en user, madame.

Thérèse.

C'est mon projet, monseur.

Guillaume.

C'est mon projet aussi ; Je veux l'exécuter demain dès aujourd'hui.

Il L E D I V O R C E ,

Thérèse, très-vivement.

( à Martin . ) Et mol, dès ce moment! Rendez-moi le service D'aller chercher le juge.

( Martin feint d'hésiter. ) Guillaume, /e pressant.

Allez !

Martin, d'un ton hypocrite.

Hélas! j'y vais.

C'est un rôle pénible ; mais Je crois sincèrement vous rendre un bon office.

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