‹ Le divorce, comedie, en deux actes, en versChapitre 8 sur 23 · LE JUGE, MARTIN · texte numérisé non relu

LE JUGE, MARTIN

Martin, saluant.

IIntrez, Monsieur, entrez.

Je suis facile d'apprend<:e Que deux honnêtes gens veuillent se séparer.

Martin.

Je crois que c'est vraiment un service à leur rendre;

LE Juge.

Si l'un des deux a tort, ne peut-il réparer?... 'j

Martin. J

Non : ils sont brouillés pour la vie. [

Je gage qu'aujourd'hui je les reconcilie.

Martin. j

Vous n'en viendrez jamais à bout.

L'habitude a chez eux fait naître le dégoût ;

Et le dégoût l'antipathie.

Tant pis. Je l'avouerai , ce n'est qu'en gémissant Que je vais dans ces lieux renplir mon ministère,

Martin.

Pourquoi donc ? tant de gens le trouvent consolant !

LE Juge.

Hélas! ce n'est ici le père ni la mère

Que je plains } mais c'est leur enfant j Et je voudrois que la loi secourable, Qui des époux rompt la société , Put sauver l'inno^t de cette extrémité ,

i6 LEDIVORCE,

Et que le premier fruit de la paternité , Fût un obstacle insurmontable Au divorce.

Martin.

Et la liberté ?

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