Le divorce de Juliette; Charybde & Scylla; Le curé de Bourron
Un lond-poiiit dans le parc du château d'Épiuoy, Oueiquos sièges et Une table de jardin. Bosquets, statues, allées tournantes. 11 fait nuit. Au fond, sur la gauche, on aperçoit une aile du château dont les fenêtres sont très éclairées. Une porte-fenôtre précédée de quelques marches donne accès dans les salons. — 11 y a çà et là dan» le parc des lanternes vénitiennes. On entend par intervalles une musique d'orchestre jouant des airs de danse,
D'Épinoy, de' Rhodes, le prince de Chagres et Sartigny, en toilette du soir, se promènent dans le fond en fumant des cigares.— lis paraissent et disparaissent derrière le,s arbres. — Sur le devant de la scène Juliette et la princesse, toutes deux en grande toilette avec des» sorticsf 4c bal. La princesse regarde vague-
ment les illuminations du parc auxquelles deux domestiques mettent la dernière main. Juliette surveille le? domestiques, et leur donne des ordres.
LA PRINCESSE, avec distraction.
Ça fait très bien, ça... Très joli !
N'est-ce pas?... J'adore les lumières dans les arbres.
LA PRINCESSE
Oui, c'est poétique... Mais, ma chère, n'éclairez pas trop... il faut laisser un peu d'ombre pour ceux qui l'aiment.
JULIETTE, riant.
Vous pensez à tout, princesse... (a un domestique). C'est assez pour le rond-point, Baptiste... Allez, maintenant, éclairez un peu
les bords de rétang... et puis la maison des cygnes...
BAPTISTE
Hien, madame!
Les domestiques s'éloignent portant des lanternes.