LES DEUX IMPÉRATRICES JUGÉES PAR NAPOLÉON
u L'Empereur disait qu'il avait été fort occupé dans sa vie de deux femmes très différentes : l'une était Part et les grâces, l'autre l'innocence et la simple nature. Et chacune, observait-iJ, avait bien soaprix.
« Dans aucun moment de la vie, la première n'avait de positions ou d'attitudes qui ne fussent ag^réables ou séduisantes; il eût été impossible de lui surprendre ou d'en éprouver jamais aucun inconvénient. Tout ce que l'art peut imaginer en faveur des attraits était employé par elle, mais avec un tel mystère, qu'on n'en apercevait jamais rien. L'autre, au contraire, ne soupçonnait même pas qu'il pût y avoir rien à gagner dans d'innocents artifices. L'une était toujours à côté de la vérité. Son premier mouvement était la négative; la seconde ignorait la dissimulation ; tout détour lui était étranger. La première ne demandait jamais rien à son mari, mais elle devait partout ; la seconde n'hésitait pas à demander quand elle n'avait plus, ce qui était fort rare; elle n^aurait pas cru pouvoir jamais rien prendre sans payer aussitôt. Du reste, toutes lesdeuxétaient bonnes, douces.
fort attachées à leur mari. L'Empereur disait qu'il les avait constamment trouvées de l'humeur la plus ég^ale et d'une complaisance absolue. » {Mémorial de Samte- Hélène.)
N, B, — On remarquera que dans ce portrait l'Empe* reur est fort partial en faveur de Marie-Louise, qui ne méritait certes pas tant de partialité.
Il est vrai que dans une autre partie du Mémorial Napoléon s'exprime ainsi :
u Joséphine ^fait la plus aimable et la meilleure des femmes... Elle avait donné le bonheur à son mari et s'était constamment montrée son amie la plus tendre, professant à tout moment et en toute occasion la soumission, le dévouement, la complaisance la plus absolue. Aussi lui ai-je toujours conservé les plus tendres souvenirs et la plus vive reconnaissance...
u Jamais il ne lui est arrivé de rien demander pour Eugène, d'avoir jamais même remercié pour ce que je faisais pour lui, d'avoir même montré plus de soins ou de complaisance le jour des grandes faveurs, tant elle avait à cœur de se montrer persuadée et de me convainjcre que tout cela n'était pas son affaire à elle, mais l)ien la mienne à moi, qui pouvais et devais y chercher Âe^ avantages. Nul doute qu'elle n'ait eu plus d'une fois la pensée que j'en viendrais un jour à l'adopter pour successeur... »
Joséphine et François IL
Madame de Souza ra^^porte que le priace de Gobourg^ aurait dit, en 1814, à Joséphine que l'Empereur d'Autriche serait venu la voir, s'il n'avait craint de lui faire de la peine.
« — Pourquoi donc? répondit Joséphine. Ce n'est pas moi qu'il a détrônée, c'est sa fille ! . . . »
(Sismondi, Revue hist,, t. IX.)
Voir dans le Zeitschrift fur catholische Théologie ^ — quatrième partie de 1888, — une dissertation intéressante du Père Bernard Duhr sur le premier mariage de Napoléon, le divorce et sur le second mariage. Ce travail, quoique bien documenté, ne fait pas mention des pièces orig^inales*
TABLE NOMINATIVE
AlGMAN^ 210. AlGRBFBUILLE (M. D*), 90.
Albahi (cardinal), 304.
Alexandre (le tzar) 28, 29,
Alexandre VI (le pape), 82.
Alqdier, 18.
Amélie - Auguste , princesse
d'Anhalt-Desaau, 271.
Amélie, princesse de Saxe-
Meiningen, 271.
Andréossy (le général), 68,
Anne (la «ranoe- duchesse) ,
Antignag, 212.
Aremberg (duc D*), 88.
Arnault, 210.
AsTROS (l'abbé D*), 243.
AuDBNARDB (madame d'), 150.
A vannes (M. d'), 57, 91.
Baour-Lormian, 212.
Barbie, 98.
Barral (Mgr de), 94.
Barras, 4, 193, 261, 264.
Bassano (Maret, duc de), 37, 38, 39, 50, 53, 58, 161,
Bausset (M. de), 32.
Batane (cardinal de), 248.
Beauharnais (général de), 3, 5, 16, 260.
Beauharnais (le prince Eugène de). Voy. Eugène (le prince).
Beauvoir (colonel de), 3.
Belloc(M.), 10.
Benoît XIV (le pape), 172.
Berthier, prince de Neufchâtel, 13, 48, 97, 98, 103, 105, 106, 107, 108, 109, 112, 116, 158, 169, 183, 185, 195, 196, 197, 198, 199, 200, 201, 272, 311.
Berton, 2, 3.
Bigot de Préameneu, 84, 227, 230, 237, 311, 313.
Bismarck (comte H. de), 282.
BoiLESVB (fabbé Pierre), 83»
BoMBELLES (comte db), 180.
BOMPART (M. de), 17.
Bonaparte (Napoléon). Voy.
Napoléon.
TABLE NOMINATIVE