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# La femme, dit saint Paul, est liée par la loi du mariage “tant que son mari est vivant ; si elle épouse un autre ‘ homme pendant la vie de son mari, elle sera tenue pour “ adultère.”
Notre Seigneur dit donc formellement et répète que le mariage chrétien est ramené aux lois primitives et qu'il ne faut pas rompre ce que Dieu a uni. Il faut donc en conclure que dans le texte de Saint Mathieu il y a deux parties distinctes.
La première nous enseigne que le mari a le droit de renvoyer sa femme coupable d'adultère. C'est la séparation a mense et a thoro. “ Si ce n’est pour cause de fornica- “tion,” ne se rapporte qu'à cette première partie “ qui- “ conque renvoie sa femme.”
La seconde partie indique ce qui est défendu dans tous les cas, même dans celui d'une séparation légitime. Celui qui ayant renvoyé sa femme en épouse une autre est coupable d’adultère. D'où l’on peut tirer ceite conclusion : qu'il est permis au mari de renvoyer sa femme adultère, mais qu'il lui est défendu d'en épouser une autre après l'avoir renvoyée.
Cette interprétation est conforme aux textes de saint Luc, de saint Marc et de saint Paul, et est celle admise far tous les docteurs de l'Eglise. (1)
(1) Tertullien de patient., e, 22. Orizène, Tome IV, 24,
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