Les sectes d'Hillel et de Shammaï se disputaient
donc vainement lorsque commenéta la prédication de l'Evangile.
“ Les Pharisiens s’approchèrent de Jésus pour le tenter, “ dit Saint Mathieu, et ils lui dirent : Est-il permis de ren- “ voyer sa femme pour quelque cause que ce soit ? 11 leur ‘répondit : N’avez-vous pas lu que celui qui créa l’homme “dès le commencement, le créa mâle et femelle, et qu'il
dit, à cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère
et il s’attachera à sa femme, et ils seront deux dans une . Mi même chair. Ainsi ils ne seront plus deux, mais une (ll) “ seule chair. Que l'homme donc ne sépare pas ce que Jl “ Dieu a uni
Après cette déclaration solennelle de la loi par le Légis- {| lateur suprême lui-même, il ne convient pas d'exprimer | une opinion. Le mariage est indissoluble. Les sectes d'Hillel et de Shammaï sont toutes deux confondues avec la Synagogue. La loi que Dieu donna à son peuple n’a pas
autorisé le divorce. Moïse, pour éviter un plus grand mal,
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| à cause de la dureté de cœur du peuple juif, a pu exiger {Il certaines formalités et certaines causes pour tolérer la ré- {| pudiation. La formalité, c'est le libelle de divorce ; les
causes, ce sont certaines taches, propter aliquam fœditatem.
|| Dans ces conditions :. tolère la répudiation comme loi de all transition, jusqu'à ce que Notre Seigneur vienne sur la
| terre nous donner sa loi divine pour régéntrer le genre 48 LIN humain, en promulguant de nouveau le précepte de l’in- 1 dissolubilité du mariage. “ L'homme ne doit pas séparer 1
“cc que Dieu a uni.”
| | 24. C'est ce que Notre Seigneur lui-même nous enseigne. e. | ail Lorsque les Pharisiens lui répliquèrent que Moïse avait F \ | | permis au mari de renvoyer sa femme en lui remettant un | | libelle de répudiation, Jésus leur répondit : 1 |
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“ C'est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de renvoyer vos femmes, mais au commencement il n’en fut pas ainsi ;
“ Et je vous dis que quiconque renvoie sa femme, si ce “ n’est pour cause l'adultère, et en épouse une autre, com “ met un adultère, et celui qui épouse une femme renvoyée “ commet un adultère. (1)
Puis l’'Evangéliste saint Marc rapportant les mêmes faits ajoute :
“ Et d as la maison ses disciples l’interrogèrent encore “ sur le même sujet :
“ Et il leur dit: quiconque renvoie sa femme, et en “ épouse une autre commet un adultère à l'égard de celle- “ ]à ;
“ Et si une femme quitte son mari, et en épouse un “autre, elle commet un adultère. (2)
25. Le texte de saint Mathieu que nous venons de citer présente quelques difficultés, et les hérétiques en ont vonclu que si un mari renvoie sa femme pour cause d'adultère, et en épouse une autre, il n’est point coupable de fornication, C’est sur ce texte que des sectes chrétiennes se basent pour dire que le divorce est permis.
Mais la Sainte Ecriture ne peut être en contradiction avec elle-même et à coté du texte de saint Mathieu, il faut placer celui de saint Marc que nous venons de citer.
Saint Luc aussi dit d'une manière absolue et sans distinguer. ‘Quiconque renvoie sa femme et en épouse une “ autre, commet un adultère; et quiconque épouse celle
“ que son mari a répudiée commet le mème crime,”
(1) Saint Mathieu, chap. XIX.
(2) Saint Mare, chap. 10, Saint Luo, chap. 16, v, 18.