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Ecoutons les paroles du premier homme, lorsqu'il sortit du sommeil mystérieux que le Seigneur lui envoya : “ C'est l'os de mes os, la chair de ma chair; c’est pourquoi “ l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa “ femme, et ils seront deux dans une même chair ” (1). Paroles d’un caractère prophétique dans la bouche de celui qui n'avait ni père ni mère ; paroles qui établissent tout ensemble l'unité et l'indissolubilité du mariage.
Le Créateur lui-même institua donc le mariage, C'est ce qu'exprime si bien Domat lorsqu'il dit que l’union de l'homme et de la femme est wn lien formé de la main de Dieu.
2. “ Mais, dit Léon XIII, cette forme de mariage si excellente et si haute commença peu à peu à se corrompre; et à périr chez les peuples paiïens ; elle parut même s’obscurcir et s’éclipser jusque dans la race des Hébreux. Car chez eux cette coutume s'était établie au sujet des épouses, qu'il fut permis à chaque homme d'en avoir plus d’une, et après, comme Moïse, en raison de la dureté de leur cœur,
avait eu l’indulgence de leur permettre de répudier, la.
porte fut ouverte au divorce ” (2). Aussi lorsque Notre Seigneur Jésus-Christ se fit homme, il rétablit les liens
sacrés de la famille dans leur état primitif. Il confirma
l'indissolubilité du lien conjugal en tirant la conclusion du récit de la Génèse : Quod Deus conjunæit, homo non separet. Ce que Dieu a uni, l’homme ne le séparera pas.
but principal la procréation des enfants et leur éducation.
La société domestique, est sa fin secondaire, avec l’aide et
le secours mutuel que se doivent les époux. Or, pour attein-
dre ces fins, il faut que l’union des époux soit permanente
et indissoluble.
(1) Génèse IT 23, 21.
(2, Lettre oncyclique sur le mariage et le divorce: