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l'oliliquc do luily listhcr. — Su uiorU
Elle avait gardé , on le voit , les habitudes de la vie politi([ue. Elle gagnait des partisans , soldait des espions, entravait l'ennemi , inventait des stratagèmes , tout cela sans but, pour satisfaire son orgueil et sa passion d'agir, tromper l'ennui sur le mont Liban, et rester la digne nièce de Tilt.
(*) Juin 1836.
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Co mol répondait à lout : Je suis une Pin ! Folle ou sensée clic avait conii)ris l'Oiicnl ; pour se mof[ucr des consulats, et constituer dans le Lii)an une puissance indépendante, il ne lui uian([iui rien ([uc de l'argent ; avec ses douze cents livres sterling de rente , qui furent dévorés par sa royauté éphémère, que pouvait-elh; faire de plus que de vivre sur sa montagne, pendant que la guerre couvrait de sang le pays? Elle ne paya pas de contribution, ne subit aucune avanie, traita de puissance à puissance avec les pachas. Sans doute il eût mieux valu ne pas se proposer un problème insoluble, ne pas lutter contre l'impossible et ne pas briser sa raison contre l'un et l'autre. On ne peut toutefois s'empêcher d'admirer les ressources qu'elle découvrit dans une situation pareille , et l'ardeur de pouAoir qui la rongeait trouvait ainsi une meilleure issue que lorsqu'elle battait ses servitems, sonnait ses servantes deux cents fois pendant la nuit, faisait apporter et étaler devant elle, sur le jjlancher, toute son argenterie et les débris de ses tasses et de ses cruches pour en faire l'inventaire, menaçait les consuls, et brandissait i)our effrayer ses nègres , la masse d'armes cachée sous son chevet.
Cependant sa santé dépérissait avec sa fortune. Elle nd pouvait plus dormir ; sa langue se couvrait d'aphtes et ses ongles se brisaient. Ses os perçaient sa peau desséchée; une souffrance continuelle l'épuisait; la fatale tache rouge se montrait sur ses joues. Des spasmes épouvantables la torturaient. L'image de ses anciens amis et de cette ci^ilisation qu'elle avait abjurée lui apparaissait comme im fantôme ; accablant d'invectives son médecin et tout ce qui l'entourait , passant de l'abattement à la colère et de la colère à la prophétie , ce Prométhée féminin enchaîné sur son roc se laissait dévorer par le vautour de son orgueil.
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On entendait sortir de la chambre de la sibylle des liurlcnients épouvantables, et ([uand le docteur entrait, il voyait la malheureuse vieille étendue |)ar terre, couchée sm* sou lit ou à genoux devant son divan , la couverture du lit brûlée par les cendres de la pi|)e, sa tète nue dépouillée du turban , et des larmes coulant de ses yeux éteints. « Ah I docteur, que je soulîre, ({ue je souffre! » disait -elle. En effet, elle avait soutenu la lutte des pensées intérieures, des doutes et des inquiétudes sur le monde, sur Dieu et sur l'àme, et le poids de ses souvenirs et le fardeau de l'isolement l'écrasaient. Le médecin ne paraît pas croire que ces convulsions, dont lui-même ne parle qu'avec une horreur et un effioi extrêmes, eussent aucun rapport avec les affections éj)ileptiques ou hystériques. Elle se remettait par degrés, reprenait sa dignité et son aplomb , parlait de Pilt et de Chatham , développait ses théories , et retrouvait un peu de calme et de raison. Cette parlerie éternelle, dont le docteur était le but et la victime , contribuait à lui rendre un peu de tianquillité et de bien-être ; c'était un remède plutôt qu'un travers. Un soir que le tonnerre avait gronde sur le Liban : » Ah ! docteur, lui dit-elle quand il entra, que ce tonnerre m'a fait de bien ! » Puis , comme il essayait d'expliquer scientiffquemenl le dégagement d'électricité qui avait pu s'opérer : « Pédant , reprit-elle , je vous ai toujours piis pour un excellent homme , mas pour une intelligence bien bornée. » L'extase et l'inspiration recommençaient , la chambre s'emplissait d'un nuage de fumée , et la fureur de la reine de Tadmor contre l'Europe se faisait jour en torrents d'éloquence frénéti(pie. « Les pensées, disait-elle , me viennent à l'esprit comme les bouffées de vent dans les cèdres. Quand cet ouragan a soufflé , je respire et je me sens heureuse. >»
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Les voyapjenrs européens, qui ions vonlaiont arriver jusqu'à clic, ne lui apportaient aucune joie , mais seuleirent une fatigue, tant elle disposait d'avance et avec peine les draperies et les prestiges sous lesquels il lui plaisait de se montrer. La plupart n'étaient pas reçus, et les Anglais surtout se formalisaient de ce qui leur semblait une dureté impardonnable ; elle admettait ceux dont la réputation , la plume ou le crédit pouvaient influer sur sa position personnelle et répandi'c en Europe le bruit de sa grandeur. Dans la mise en scène de l'introduction qui leur était réservée, elle remplaçait par le mystère et l'attente ce qui lui manquait du côté du luxe , et se posait comme Napoléon. Elle se montra polie et prévenante pour M. dc^Iarcellus, qu'elle pénétra d'enthousiasme, pour le prince Puclvler-Muskau, qu'elle jugea « frivole de pensée comme de style, » et pour M. de Lamartine, à qui elle ne i)ardonna pas d'avoir caressé sa levrette en lui parlant, et d'avoir frappé sur sa botte avec sa cravache pendant l'entretien qu'ils eurent ensemble. Tout le monde a lu les belles et trop indulgentes pages que M. de Lamartine lui a consacrées; mais personne ne savait quel sentiment de profonde irritation les manières sans façon et aisées du gentilhomme français laissèrent chez l'orgueilleuse reine de Tadmor. Crime irrémissible , il l'avait traitée comme son égale. Elle le ménagea pourtant; elle savait qu'il parlerait d'elle et que sa voix aurait du retentissement en Europe. Ennuyée un jour des questions allemandes que lui adressait le prince Puckler : <( Prince , lui dit-elle, je crois que votre intelligence est dans les ténèbres! »
Les années s'écoulaient, la constitution délabrée de lady Slaidiope achevait de dépérir, et ses revenus de disparaître; les pachas et les émirs la laissaient fort tranquille.
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Pour retrouver uu peu d'agiintion iiUflIccluellc , il ne lui restait plus j^ucrc (|uo son UK-decin à ('(ourdir et ses domestiques à gronder. L'un doux , italien subtil, lui offrit une heureuse occasion de se di-sennuyer. Il profita d'une mission qu'elle lui avait donnée auprès du pacha d'Acre pour capter la confiance de ce dernier et s'assurer d'un poste auprès de lui. Comme il avait servi sous Bonaparte, il se fit passer pour artilleur, sans connaître le service d'une pièce. Certain de sa promotion , il revint auprès de lady Stanliope , qu'il pria de lui donner une lettre de recommandation et un certificat de bonne conduite. Elle reconnut qu'elle était jouée, et, sans se fùcher, elle fit faire une magnifique enveloppe avec la suscription honorifique du pacha d'Acre parfaitement formulée ; la lettre ne contenait que du papier blanc. Puis elle envoya un messager spécial prévenir le pacha que Paolo n'avait jamais été canoi.o"-' et que probablement , — c'étaient les termes dont elle &., servait, — « il ferait plus de ravages dans les troupes qu'il voudrait défendre ({ue dans celles qu'il prétendrait attaquer. 1) Paolo Perini, tel était son nom, porta la lettre, fut congédié, revint à lady Stanhope , qui se félicitait en riant du succès de sa manœuvre politique , et qui , toute satisfaite d'avoir battu un italien avec ses propres armes, le renvoya en Europe assez penaud. Cette affaire fut une de celles qui amusèrent le plus cet esprit inquiet et cette activité que ne satisfaisaient ni son docile médecin , ni l'Abyssinienne Fathoum , qui la volait sans cesse , ni son espion et son amiral Logmagi, distributeur de ses bienfaits, plongeur de son métier, et homme de beaucoup d'esprit , qui lui faisait des contes de toute espèce , caressait son orgueil et s'enrichissait à ses dépens.
Lu revenu très-borné, des ennemis à Londres, une fa-
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mille indi (Toronto ou hostile, dos gt'iu'rositôs sans limitos, ot le pillago exorcô par sos domestiques malgré ses fureurs, sa surveillance et même ses châtiments, la réduisirent par di.'grés il nue détresse absolue. Les usuriers juifs , arméniens et arabes s'emparèrent d'elle et achevèrent de dévorer sa fortune, Il lui fallut emprunter à M. Beaudin, consul à Damas, /i.OOO dollars, et mettre en gage sa pelisse dans le bazar de Saida. La neige et les ouragans enlevaient les toitures et renversaient les murailles de son habitation désolée, et celte femme , qui , après le siège d'Acre , avait nourri , vêtu et logé deux cents fugitifs , se trouva sans ressources et sans secours. Elle emprunta de nouveau , la plupart du temps à 20, 25 et 50 iM)ur lOO. lii épicier de Saïda , qui avait été à son service , musulman puritain de la vieille école, Cheikh-Omar-Eddin, n'étant pas payé de sa facture, se fil faiie un billet du double, el de temps à autre réclama de la munificence d'Eslher du blé, de la toile, du draj), des chevaux ; en peu de temps , la créance fut dépassée par les dons. L'usurier pieux vint à mourir; il appela sa femme et ses enfants près de son lit ot leur dit : <• La cid miiadij me doit une s(nnme d'argent; vous trouverez son billet dans mes papiers. Promettez-moi de n'en faire aucun usage. Brùlez-le ; c'est ma bienfaitrice : si je possède quehjue chose, c'est à sa générosité que je le dois. J'ai reçu d'elle deux ou trois fois le montant de la créance. » Elle réclamait pans cesse auprès des autorités britanniques ; le ministère anglais s'embarrassait i)eu d'elle; ses demandes n'étaient pas écoulées ; les consuls recevaient ses réclamations avec une |)olitesse froide qu'elle repoussait par des invectives violentes. Enfin , il ne lui resta pas une théière fpii no fût ébréchée, ni assez de tasses en bon étal pour offrir le thé et le café à ceux qui la visilaienl. Elle renvoya le médecin
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qu'elle n'avait ])lus le moyen de nourrir , fil tuer ses chevaux de prix, et resta aussi fière qu'auparavant. « Sous ces guenilles, disait-elle en montrant ses robes trouées et ses châles que le temps avait dentelés de tontes parts , qui reconnaîtrait la petite-fille de Chathani? Et cependant je suis encore une Pitt ; personne dans ces montagnes n'oserait m'insulter; l'émir Béchir, Ibrahim lui-même, ne se présenteraient pas à ma porte sans ôter leurs babouches. » Cela était vrai , et c'était là tout ce qu'elle y avait gagné ; son orgueil était assouvi ; l'Europe comme l'Orient connaissaient lady Stanlîope ; elle était devenue la sibylle-reine du mont Liban.
Mais vers les derniers temps de sa vie, la sibylle fut battue par ses propres armes. Tous les mendiants et tous les fourbes accouraient du fond de laS\rie et de l'Egypte pour mettre à profit les libéralités de la reine de Tadmor. Assiégée par les derviches, moines, voyageurs et mendiants, sa politique était de les bien accueillir et d'exploiter la vénération et la terreur qu'ils inspirent. Quand ses finances furent épuisées, elle se trouva hors d'état de les satisfaire , et le renvoi de l'un d'eux fut cause d'une scène singulière qui frappa puissamment les esprits. Un soir d'hiver , un bekiachi se présenta devant sa porte et demanda l'aumône. Le vent de la mer hurlait dans les cyprès, la pluie (jui balayait la vallée ressemblait à une vaste nappe blanche et oblique. Celait un homme atlilétique , le sein nu et pareil au poitrail d'une bêle fauve , de longs cheveux noirs tombant sur son dos, les pieds nus, la barbe blanche et longue, une peau de tigre jetée sur les épaules. Il portait suspendu à sa ceinture une tasse de bois , une espèce de râteau pour se gratter, une plume gourde, une d'autruche et un rosaire composé d'énormes grains. «Dans ce costume et i)lac6 sous le
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hangar extérieur, debout, ses grands youx noirs et sauvages roulant dans leurs orbites, il ressemblait, dit le docteur, à taliban dans sa caverne. » On lui servit un fort bon repas; mais il savoit (ju'en d'autres temps cent et nièine deux cents piastres avaient été données à des derviches de son ordre, et on ne lui donnait rien. Alors il se leva ; et le bras droit étendu, soulevant de la main gauche une corne de taureau et y souillant par trois fois avec un bruit cjui se mêlait au hurlement des ralTales , il prononça sur la maison , sur la sibylle , sur ses esclaves et sur ses amis une imprécation solennelle. « Maudite ! maudite ! maudite ! » criait-il. Le cri mélancolique de quelques points , oiseaux de mauvais augure pour les Syriens , et qui se plaisent dans les orages, vint se mêler à la lente malédiction du bektachi. Lady Es- Uicr était dans son lit, malade et ruinée.
En effet, peu de jours après, en juin 1839 , abandonnée de tous les Européens, squelette vivant, n'ayant plus qu'une douzaine de couverts d'argenterie, et entourée de quelques domestiques arabes , elle rendit le dernier soupir. Le toit de sa chambre , où le vent 'pénétrait de tous côtés avec la pluie , était soutenu par un tronc d'arbre que l'on n'avait pas même dégrossi , et cju'il avait fallu poser obliquement pour prévenir l'écroulement de la charpente. On déposa son cadavre dans la tombe du couvent de War-Elias , près de l'endroit même où elle avait fait déposer son prophète , le Français Loustauneau.
Celte feunne étrange qui a fait beaucoup de bien et accompli des choses extraordinaires , personne ne l'a aimée, et persoimc ne l'a pleurée. Au-dessus de toutes ses facultés planait l'orgueil le plus farouche. Elle a tout sacrifié à l'orgueiL Pauvre femme ! si vous eussiez pu soutenir ce qui pèse tant aux âmes fières , l'humiliation et risolemeut , la u. 25
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calomnie des liabilcs et le sourire dos sols ; si vous aviez été assez forle pour calmer voire âme, apaiser voire orgueil, et regarder avec indilTéreocc, après la mort de votre oucle Pitl, ce monde que vous aviez vu à vos pieds el (pii vous délaissait; si, profilant dos rossouiccs peu communes d'une intelligence sagace et profonde, vous ax'iei forcé les acleure et les intrigues observés de si près dans votre jeunesse à revenir jouer leur r(Me dans un livre véridique , vous vous fussiez épargné Aingt ans de supplice.
Certes, lady Stanhope, dans sa retraite, eût écrit des Mémoires intéressants el utiles sur la })()litiquc de l'ill, sur ses amis et ses adversaires. A celte œuvre elle aurait dû livrer les loisirs de sa solitude; quels portraits elle aurait tracés ! el quelles lacunes de l'histoire elle aurait pu remplir ! Elle n'a pas su changer en philosophie les dures leçons du monde. L'étude des hommes et l'observation des choses, même les plus anières, sont bonnes el excellentes à celle œuvre ; elles deviennent la justice de l'histoire, et leur amertume même est une force. C'est ce qui est arrivé à Tacite en des temps serviles, et à Saint-Simon, janséniste, sous Louis XIV et le régent. On doit regrelUr d'autant plus que lady Stanhope n'ait pas consacré sa retraite à cet ouvrage , qu'il ne reste de traces de la société extraordinaire où elle a vécu (jue dans les dernières lettres de 'NValpole, la correspondance de Burke, le journal de Knighton, celui de madame Uarblay, et les Mémoires de AVraxall. Les uns ne vivaient pas dans le monde supérieur , les autres ignoraient les choses politiques; ceux-ci étaient des fats, ceux-là des a\eugles, et personne n'était placé comme lady Eslher pour saisir au passage ces caraclèies el ces personnages. Elle a mieux aimé dépenser pour son tourment le besoin d'action qui la dévorait, jouer sur une montagne d'Orient le rôle de Timon
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le misanthrope , et rompre avec l'Europe. Non , il ne faut jamais que notre orgueil renie cette société , sans laquelle l'indixidu n'est rien; il ne faut pas trancher ces liens sympalhi(pK'S (le patrie, de famille, qui, une fois i)risés, nous laissent saignants de toutes parts et par tous les pores , en proie à une agonie plus déchirante que l'agonie du martyre ; il ne faut pas porter dans la vie risoiemenl, qui est la mort. Tel est le spectacle tragique donné par cette misanthrope et cette astrologue du xix" siècle, créature supérieure, que l'orgueilleuse maladie de Jean-Jacques et de Byron a tuée après l'avoir torturée. Les hurlements de la sorcière , la triste caverne de cette désespérée, son aire d'aigle sur le mont Liban, ses violences, ses caprices, peuvent sembler à quelques-uns comiques — comuîe la grimace du supplicié ; — pour les âmes vigoureuses et irritées, c'est une leçon grave. Rester debout au milieu des siens, lutter contre l'abaissement intellectuel , s'il existe , contre l'énervement des esprits , si on croit l'apercevoir ou le pressentir , vaut mieux que se dévorer dans une irritation vaine et une misanthropie frénétique. Même en se supposant blessées ou méconnues, ce qui est l'histoire de chaque jour, ne reste-t-il pas aux âmes saines des sympathies à embrasser et des devoirs à remplir? Est-ce que la tâche de l'historien n'est pas offerte à tous les esprits doués de force et de lumière ? Pour quoi donc seraient fait ce qui est odieux et ce qui est vil, les ridicides des uns et les iniquités des autres ? Cette mission est grande et a de la durée ; exercée sans colère et avec puissance, elle vaut mieux que la rêverie d'Obermann, les pleurs de "NVerther et la retraite suicide de lady Stanhope (*).
(*) Revue des Deux-Mondes, novembre 18i5.