‹ Le Dix-huitième siècle par les textes, morceaux choisisChapitre 111 sur 340 · En (leviiiil. Comme en aranl · texte numérisé non relu

En (leviiiil. Comme en aranl

174 lE AT///' SlilCI.h: V.Mi Li:S TEXTES

Jiiinc l)ien mieux lui (lunni'r (iuel<jiu' allilude sinfçulière iiui» do lui en laisser prendre une simple cl iialurelle ; copendanl' il faut en passer par là.

Cent fois j'ai tonte de dire aux jeunes élèves que je trouvais sur le chemin du Louvre, avec leur portefeuille sous le bras : « Mes amis, combien ya-t-il que vous dessinez là? Doux ans, Kli bien! c'est plus qu'il ne faut. Laissez-moi celte boutique de manière'^. Alloz-vous-«n aux Chartreux^ et vous y verrez la véritable attitude de la piété et de la componction. C'est aujourd'hui veille de grande fête : allez à la paroisse, rôdez autour des confessionnaux, et vous y verrez la véritable allilude du recueillement et du repoutir. Demain, allez à la guinguette, et vous verrez l'action vraiede l'homme en colère. Cherchez les scènes publiques ; soyez observateurs dans les rues, dans les jardins, dans les marchés, dans les maisons, et vous y prendrez des idées justes du vrai mouvement dans les actions de la vie. Tenez, regardez ces deux camarades qui disputent'; voyez comme c'est la dispute même qui dispose à leur insu de la position de leurs membres. Examinez-les bien, et vous aurez pitié de la leçon de votre insipide professeur et de l'imilalion de votre insipide modèle. Que je vous plains, mes amis, s'il faut qu'un jour vous mettiez à la place de toutes les faussetés que vous avez apprises la simplicité et la vérité de Le Sueur"! Et il le faudra bien, si vous voulez être quelque chose,

{E&sal sur la peinture, cliap. ^^)

Page 1