liégénéralion. Synonyme de ?v»«îs.sff«f
2. Un des plus grands savants du x« siècle ; il fut pape sous le nom de Sylvestre II.
3. Beaux esprits. Le mot se prenait encore au sens d'homme de talent.
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inulilo (le chercher les modèles de la poésie dans les ouvrages des (irecs et des Romains, dont la langue ne se parlait plus; et ils prenaient pour la véritable philosophie des anciens une tradition barbare qui la défigurait. La poésie se réduisait pour eux à un mécanisme pucTJl ; l'examen approfondi de la nature et la grande élude de l'homme étaient remplacés par mille questions frivoles sur des êtres abstraits et métaphysiques; questions dont la solution, bonne ou mauvaise, demandait souvent beaucoup de subtilité, et, par conséquent, un grand abus de l'esprit'. Qu'on joigne à ce désordre Tétat d'esclavage où presque toute l'Europe était plongée, les ravages de la superstition qui naît de l'ignorance, et qui la reproduit à son tour, et on verra que rien ne manquait aux obstacles qui éloignaient le retour de la raison et du goût ; car il n'y a que la liberté d'agir et de penser qui soit capable de produire de grandes choses, et elle n'a besoin que de lumières pour se préserver des excès ^.
Aussi fallut-il au genre liumain, pour sortir delà barbarie, une de ces révolutions qui font prendre à la terre une face nouvelle; l'Empire grec est détruit, sa ruine fait refluer en Europe le peu de connaissances qui restaient encore au monde; l'invention de l'imprimerie, la protection des Médicis et de FrapçoisI" raniment les esprits, et la lumière renaît de toutes parts.
L'étude des langues et de l'histoire, abandonnée par nécessité durant les siècles d'ignorance, fut la première à laquelle on se livra. L'esprit humain se trouvait, au sortir de la barbarie, dans une espèce denfance, avide d'accumuler des idées, et incapable pourtant d'en acquérir d'abord d'un certain ordre par l'espèce d'engourdissement où les facultés de l'âme avaient été si longtemps. De toutes ces facultés, la mémoire fut celle que l'on cultiva d'abord, parce qu'elle est la plus facile à satisfaire, et que les connaissances qu'on obtient par son secours sont celles qui peuvent le plus aisément être entassées. On ne commença donc point par étudier la nature, ainsi que les premiers hommes avaient dû faire;
1. 11 s'agit de la scolastique. moyen âge; toute l'époque classique
2. D'Alembert exagère singulière- n'y voyait que ténèbres. ment l'ignorance et la barbarie du