‹ Le Dix-huitième siècle par les textes, morceaux choisisChapitre 196 sur 340 · DUR VAL, DAMON · texte numérisé non relu

DUR VAL, DAMON

DURVAL, d'un air pénétré.

Eh bien ! sois donc enfin le seul dépositaire D'un secret dont je vais l'avouer le mystère; Que du fond de mon cœur il passe au fond du tien ; Qu'il y reste caché comme il l'est dans le mien. Mes inclinations, ami, sont bien changées; Mes infidélités vont être bien vengées... J'aime... Hélas ! que ce terme exprime faiblemeut Un feu... qui n'est pourtant qu'un renouvellement, Qu'un retour de tendresse imprévue, inouïe, Mais qui va décider du reste de ma vie !

DAMON, avec étonnemenl.

Quoi ! ton volage cœur se livrera toujours

A des feux étrangers, à de folles amours !

Ces ardeurs autrefois si pures et si tendres^

Ne pourront-elles plus renaître de leurs cendres?

Tu perds tous les plaisirs que tu cherches ailleurs ; ^

L'inconstance est souvent un des plus grands malheurs.

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