‹ Le Dix-huitième siècle par les textes, morceaux choisisChapitre 197 sur 340 · DAMON · texte numérisé non relu

DAMON

Non ; je suis ton ami, mais non pas ton complice.

1. Durval, après avoir fait bien des croira sa femme amoureuse d'un autre,

infidélités à sa femme, Constance, est 2. Ami de Durval.

repris d'amour pour elle; mais il s'en 3. Son amour pour Constance,

cache, de peur du ridicule, et il ne bra- 4. Objet. Très usité en ce sens dans

veran le préjugé à la mode» que lorsqu'il la langue du xviie et du xvme siècle.

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nuuvAL.

Ne in'alaiulttmio pas dans mes plus grands besoins' ; Fermets-moi d'achever : j<; compte sur tes soins.

DAMON. Cil s'(''loignatif . Je ne veux point entrer dans celte conlidence. nriUAL, en le ramenant.

Je puis t'en informer sans aucune im|)rudence. Cet objcl^ si charmant dont je reprends les lois, Mais que je crois aimer pour la première fois, Cette femme adorable à qui je rends les armes, Qui du moins à mes yeux a repris tant de ciiarmes... C'est la mienne.

DAMO.N.

Constance !

DURVAL.

Elle-même.

DAMO.N.

Ah ! Durval, A mon ravissement rien ne peut être égal... N'est-ce point un dépit, un goût faible et volage. Un accès peu durable, un retour de passage'?

DURVAL.

Tu le crains, et Constance en pourra craindre autant. Qu'il est triste d'avoir été trop inconstant !... Le véritable amour se prouve de lui-même. Déjà, pour l'assurer de ma tendresse extrême, J'ai, par mille mo3'ens qu'invente mon amour, Rassemblé les plaisirs dans cet heureux séjour. Apprends donc que je suis cet amant qu'on ignore, Qui procure sans cesse à l'objet^ que j'adore Tous ces amusements imprévus et nouveaux Dont tout le monde ici soupçonne des rivaux^ Assez vains pour nourrir une erreur si grossière".

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