Mon bonheur
DVCIS ■ 473
LE COMTE, à Helmonde.
Arrêtez.
HELMONDE.
La nature m'entraîne.
LÉAR
Et moi, le sang m'éclaire.
HELMONDE.
Reconnaissez Helmonde.
LÉAR
0 ma fille !
HELMONDE.
0 mon père !
Nous voilà réunis : oubliez vos malheurs; Confondons nos destins et notre àme et nos pleurs.
LÉAR
Larmes de mon enfant, coulez sur ma blessure;
Dans ce cœur paternel consolez la nature ;
Coulez avec lenteur sur ses replis sanglants
Que la dent des ingrats déchira si longtemps.
Oui, je sens que tes pleurs, en baignant mon visage,
M'ont rendu ma raison, m'en font chérir l'usage.
Oh ! reste sur mon sein. Vingt siècles de tourment
Seraient tous effacés par un si doux moment.
Dieux! veillez sur ses jours. Dieux! pour faveur dernière.
Que j'expire en ses bras du bonheur d'être père!
HELMONDE.
Ils viennent d'exaucer mon plus tendre désir; Pour vous, auprès de vous, je veux vivre et mourir.
LÉAR.-
Hélas! dans quel état, ma fille, es-tu réduite?
HELMONDE.
Seigneur, de vos destins laissez-moi la conduite. Vos tyrans sont haïs ; vos défenseurs sont prêts :
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Kdgard' les a pour nous caclu's diins ces forêls; Pour nou.s mettre on leurs mains, il va hicnlûl parailre. Voici, voici l'instant de dcHrùner un traître^. De la couronne cncor voire Iront va s'orner.