‹ Le Dix-huitième siècle par les textes, morceaux choisisChapitre 42 sur 340 · D1-; L EDUCATION DANS LL GOUVERNEMENT REPUBLICAIN · texte numérisé non relu

D1-; L EDUCATION DANS LL GOUVERNEMENT REPUBLICAIN

C'est dans le gouvernement républicain que l'on a besoin de toute la puissance de l'éducation. La crainte des gouvernements despotiques^ naît d'elle-même parmi les menaces et

1. On trouve cotte lettre dans r//(.5- clôtruire, tantôt à rf^gler. » (Note de loire de d'Aubigné. Montesquieu.)

2. Cunrufie. Cœur, c'est-à-dire ti. D'en faire aucun. Cf. p. 36, n. 3. homme de cœur. 7. La seconde. La seconde règle. Il

3. Choqué. Offensé. faut remonter jusqu'à l'honneur a donc A. Tient... au-deasus. Tient pour su- ses renies suprêmes.

périeurè. De même, plus bas, nous nous s. La crainte des f/nurernemeiils despotenons. tiques. La crainte, |)rincip(! des, etc. 5. « On dit ici ce qui est et non pas De même, plus loin, l'honneur des muce qui doit être. L'honneur est un pré- narchies. jugé que la religion travaille tantôt à

Frontispice de l'Esprit des Lois (édition des fermiers généraux).

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les cli.'itimonls ; riiDiiiu'iir (it;s moii.ircliios est favorise- par les passions, et les favorise à son tour; mais la verUii)olilique est un renoncement à soi-même, qui est toujours une chose très pénihle.

On peut déliiiir cette vertu l'amour des lois et de la patrie. Cet amour, demandant une préfc-rence continuelle derinlérêl public au sien propi-e, donne toutes les vertus i)articuli('res : elles ne sont que celle préférence.

Cet amour esl singulièremenl' afîeclé aux démocraties. Dans elles seules, le gouvernement est confié à chaque citoyen. Or le gouvernement pst comme toutes les choses du monde : ponr le conserver, il fant l'aimer.

On n'a jamais ouï dire que les rois n'aimassent pas la monarchie, et que les despotes haïssent le despotisme.

Tout dépend donc d'établir dans la république cet amour; et c'est à l'inspirer que l'éducation doit être attentive. Mais, pour que les enfants puissent l'avoir, il y a un moyen sûr, c'est que les pères l'aient eux-mêmes.

On est ordinairement le maître de donner à ses enfants ses connaissances; on l'est encore plus de leur donner ses passions.

Si cela n'arrive pas, c'est que ce qui a été fait dans la maison paternelle est détruit par les impressions du dehors.

Ce n'est point le peuple naissant^ qui dégénère; il ne se perd que lorsque les hommes faits sont déjà corrompus.

{Ibid., livre IV, chap. v.)

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