‹ Le Dix-huitième siècle par les textes, morceaux choisisChapitre 64 sur 340 · A HORACE · texte numérisé non relu

A HORACE

Jouissons, écrivons, vivons, mon cher Horace.

J'ai déjà passé l'âge où ton grand protecteur,

Ayant joué son rôle en excellent acteur,

Et sentant que la mort assiégeait sa vieillesse,

Voulut qu'on l'applaudît lorsqu'il finit sa pièce''.

J'ai vécu plus que toi; mes vers dureront moins.

Mais au bord du tombeau je mettrai tous mes soins

A suivre les leçons de ta philosophie,

A mépriser la mort en savourant la vie,

A lire tes écrits pleins de grâce et de sens,

Comme on boit d'un vin vieux qui rajeunit les sens.

1. Devers. Mot vieilli, sauf dans cer- 3. Et nous Itissail. Omission du protaines locutions ; du côté de. nom il. — Même remarque que p. 103,

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