‹ Le Dix-huitième siècle par les textes, morceaux choisisChapitre 73 sur 340 · ioHé. Reconnu. 2. En.i-méme. Licence poétique · texte numérisé non relu

ioHé. Reconnu. 2. En.i-méme. Licence poétique

Quiconque ose penser n'est pas né pour me croire.

Obéir en silence est votre seule gloire.

Savez-vous qui je suis? Savez-vous en quels lieux'

Ma voix vous a chargé des volontés des cieux ?

Si, malgré ses erreurs et son idolâtrie^,

Des peuples d'Orient la Mecque est la patrie,

Si ce temple du monde est promis à ma loi,

Si Dieu m'en a créé le pontife et le roi,

Si la Mecque est sacrée, en savez-vous la cause?

Ibrahim^ y naquit, et sa cendre y repose :

Ibrahim, dont le bras docile à l'Eternel

Traîna son fils unique aux marches de l'autel.

Etouffant pour son Dieu les cris de la nature.

Et, quand ce Dieu par vous veut venger son injure,

Quand je demande un sang à lui seul adressé^,

Quand Dieu vous a clioisi, vous avez balancé !

Allez, vil idolâtre, et né pour toujours l'être,

Indigne musulmam, cherchez un autre maître.

Le prix était tout prêt ; Palmire ° était à vous :

Mais vous bravez Palmire et le ciel en courroux.

Lâche et faible instrument des vengeances suprêmes,

Les traits que vous portez vont tomber sur vous-mêmes.

Fuyez, servez, rampez sous mes tiers '^ ennemis.

SÉIDli.

Je crois entendre Dieu; tu parles, j'obéis.

MAHOMET

Obéissez, frappez : teint du sang d'un impie, Méritez par sa mort une éternelle vie.

[A Omar.) Ne l'abandonne pas ; et non loin de ces lieux Sur tous ses mouvements ouvre toujours les yeux.

sÉmE.

Immoler un vieillard, de qui je suis l'otage,

1. La scène se passe à la Mecqun. 5. Jeune esclave de Mahomet aiint5e

2. LaMecquearofuséjusqu'icid'ad- par Séide. Mahomet veut d'ailleurs la mettre la loi de Mahomet. garder pour lui-même ; il doit faire

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