Ibrahim. Abraham. périr Séide après s'être débarrassé de
4. A lui seul adressé. Qui doit être Zopjre par ses mains, répandu pour sa gloire. 6. Fiers. Farouches.
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Sans armes, sans dc-lense, appesniili |);u' l';'ii;(! 1 N'importe; une victime amenéo k l'ault'l Y tombe sans défense, et son sang plaît au ciel. Knfin, Di(Mi m'a choisi pour ce grand sacrilice : J'en ai fait le serment ; il faut qu'il s'accoiuplisse. Venez à mon secours, ô vous de qui le bras Aux t3Tans de la terre a donné le trépas; Ajoutez vos fureurs à mon zèle intrépide, Affermissez ma main saintement homicide*. Ange de Mahomet, ange exterminateur, Mets ta férocité dans le fond de mon cœur.
[Mahomet, acte III, scènes vi et vii^)
1. Sainlement homicide. Cf. Raciiio : toinpoiuins de Voltaire, 1(! seul dont
De feurs plus chers parents saintoment ''^."'''"^"^ '.'?'.^„ ''■''' complùtcmenl ouhomicides. {Athali>>, IV, m.) '^''•'e est Crubillon. Nous en citons ici
quelques fragments : une scène ù'Alri-e
2. Parmi les poètes trafiques con- et Tliyenle et une autre d'Eleetve.
SONr.E DE THYESTE
De mes ennuis secrets rien n'arrête le cours ;
Tout à de tristes nuits joint de plus tristes jours.
Une voix dont en vain je cherche à me défendre,
Jusqu'au fond de mon cœur semble se faire entendre.
J'ensuis épouvanti''. Les songes de la nuit
Ne se dissipent point par le jour qui les suit.
Malgré ma fermeté, d'infortunés présages
Asservissent mon àme à ces vaines images.
Cette nuit même encor, j'ai senti dans mon cœur
Tout ce que peut un songe inspirer de terreur.
Près de ces noirs détours que la rive infernale
Forme à replis divers dans cette île fatale,
J'ai cru longtemps errer parmi des cris afl'reux
Que des mùnes plaintifs poussaient jusqucs aux cieux.
Parmi ces tristes voix, sur ce rivage sombre,
J'ai cru d'Erope en pleurs entendre gémir l'ombre.
Biftn plus, j'ai cru la voir s'avancer jusqu'à moi,
Mais dans un appareil qui me glaçait d'effroi.
« Quoi ! tu peux t'arrèter'dans ce séjour funeste !
Suis-moi ! m'a-t-elle dit, infortuné Thyeste. »
Le spectre, à la lueur d'un triste et noir flambeau,
A ces mot<, m'a traîné jus(|ue sur son tumbcau.
J'ai frémi d'y trouver le redoutable Atrée,
Le geste menaçant et la vue égarée.
Plus terrible pour moi, dans ces cruels moments,
Que le tombeau, le spectre et ses gémissements.
J'ai cru voir le barbare entouré de Furies ;
Un glaive encor fumant armait ses mains impies ;
Kt, sans être attendri de ses cris douloureux.
Il semblait dans son sang plonger un malheureux.
Erope, à cet aspect, plaintive et désolée,
De ses lambeaux sanglants à mes yeux s'est voilée.
Alors j'ai fait pour fuir des efforts impuissants ;
L'horreur a suspendu l'usage de mes sens.
A mille affreux objets l'àme entière livrée,
La frayeur m'a jeté sans force aux pieds d'Atrée.
Le cruel d'une main semblait m'ouvrir le flanc,
Et de l'autre, à longs traits, s'abreuver de mon sang.
Le flambeau s'est éteint, l'ombre a percé la terre,
Et le songe a fini par un coup de tonnerre.
(Alrèe et Thyesle, acte II, scène m.
FUREURS D ORESTE Clytemnestre {mortel leinenl blessée).
Dieux justes ! mes forfaits sont-ils assez punis? Je ne te revois donc, fils digne des Atrides, Que pour trouver la mort dans tes mains parricides ! Jouis de tes fureurs, vois couler tout ce sang Dont le ciel irrité t'a formé dans mon flanc. Monstre, que bien plutôt forma quelque Furie, ■ Puisse un destin pareil payer ta barbarie ! Frappe encor, je respire, et j'ai trop à souffrir De voir qui je fis naître et qui me fait mourir. Achève, épargne-moi le tourment qui m'accable.
Ohestk.
Ma mère !
Clytemnestre.
Quoi ! ce nom qui te rend si coupable, Tu l'oses prononcer! N'affecte rien, cruel; La douleur que tu feins te rend plus criminel. . Triomphe, Agamemnon ; jouis de ta vengeance ; Ton fils ne dément pas ton nom ni sa naissance. Pour l'en voir digne au gré de mes vreux et des tiens, Je lui laisse un forfait qui passe tous les miens.
Oreste.
Frappez, dieux tout-puissants que ma fureur implore; Dieux vengeurs, s'il en est, puisque je vis encore, Frappez : mon crime affreux ne regarde que vous. Le ciel n'a-t-il pour moi que des tourments trop doux"? Je vois ce qui retient un courroux légitime ; Dieux, vous ne savez pas comme on punit mon crime.
Electre.
Ah ! mon frère, calmez cette aveugle fureur. N'ai-je donc pas assez de ma propre douleur ? Voulez-vous me donner la mort, mon cher Oreste ?
Oreste.
Ah ! ne prononcez plus ce nom que je déteste. Et toi que fait frémir mon aspect odieux, Nature tant de fois outragée en ces lieux,
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