‹ Le Docteur angélique, St. Thomas d'AquinChapitre 122 sur 153 · I. Gruyer, op. cit., p · texte numérisé non relu

I. Gruyer, op. cit., p

Quoique moins habiles et moins illustres, d'autres peintres ont encore mieux exprimé, peut-être, le caractère du Maître Angélique, soit en le figurant dans sa chaire de professeur, couvert de la barrette doctorale, argumentant ou feuilletant les volumes de la Somme, ayant auprès de lui le crucifix son oracle, et portant sur la poitrine un soleil lumineux('); soit encore

I. Les peintres italiens ont parfois représenté V\face divine du Christ au lieu du soleil^s\xx la poitrine de S. Thomas. Parfois aussi ils y ont mis le bitste du Sauveur,tel qu'on le voyait généralementjusqu'au XV'^ siècle, sur les fers à hosties du pays de Naples. Le caractère eucharistique de ces emblèmes est assez justifié par le fait que S. Thomas est l'auteur de l'Office du T. S. Sacrement. — Dans la même pensée, la Province Dominicaine de Naples avait très anciennement pour sceau un Christ debout, tenant d'une main sa croix et montrant de l'autre son sang versé à flots dans un calice surmonté de l'hostie. On disait que saint Thomas y avait ajouté ce vers latin :

Aspice^ mortalis : pro te datur hostia ialis. « Vois, mortel : c'est pour toi que cette divine hostie est immolée ! > — On nous permettra ici quelques mots sur les armoiries de la famille d'Aquin. Dans l'église de Saint-Dominique-Majeur à Naples, elles portent d'argent à trois bandes de gueules, et sont entourées de la célèbre devise : « Bene scripsisti de tne, Thoma. » — La vraye et parfaite science des armoiries de Palliot, dit : « d'aquin, au royaume de Naples, porte bandé de gueules et dor de six pièces, escartelé de gueules coupé d'argent, au lion sur le tout coupé de l'un en l'autre. » (P. 300.) L'on voit que c'est un ensemble de pièces ajoutées au fond primitif Palliot continue : « De ce nom estoit ce bel ornement de l'Escole, le Docteur Angélique, que Favin dit qu'il estoit de la maison des Ducs dAtry, et lui donne pour armes : d'or au lion d'azur armé et lampassé de gueules, parly d'argent au lion de gueules brisé sur l'espaule d'un lambel semé de France. » Sans doute, André Favin a fait ici preuve d'imagination plus que de science.On remarquera pourtant son semé de France^ d'accord avec la pensée du cardinal du Perron sur la parenté de saint Thomas avec saint Louis.

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