CHAPITRE DIX-NEUVIÈME
« O Docteur excellent, lumière de la sainte Église, bienheureux Thomas d'Aquin, vous qui avez tant aimé la loi divine, priez donc pour nous le Fils de Dieu ! »
Par votre angélique influence, qu'il rende aux arts la pureté et la sainteté de Jean de Fiesole ; à la poésie, la force et la sublimité de Dante; à la science humaine, la fermeté des principes, avec cet amour du vrai qui ne se borne pas à considérer les choses par la surface ; à la théologie, la puissance de pénétrer plus avant dans l'intelligence des dogmes, sans demeurer toujours sous les portiques extérieurs de la foi ; à la morale, la droiture, la suavité de vos décisions; aux ordres religieux, un complet détachement des biens de ce monde et un rapide progrès dans la perfection surnaturelle ; à tous les hommes enfin, une absolue et fraternelle union dans l'amour de Jésus-Christ au Saint-Sacrement et de son Vicaire à Rome !