‹ Le Docteur angélique, St. Thomas d'AquinChapitre 81 sur 153 · Boll., /. aV., p · texte numérisé non relu

Boll., /. aV., p

l66 SAINT THOMAS d'aQUIN.

habilement faites pour rentrer en possession de ce trésor, le maître-général eut involontairement quelques doutes sur l'authenticité de toutes les reliques dont il était composé. Mais, agenouillé devant l'autel où il l'avait placé, il vit soudain apparaître la noble et gracieuse figure de l'Ange de l'Ecole; et il en fut rempli de certitude, de consolation et de joie. ^ Ce corps très chaste, cette tête puissante et souvent éclairée de la lumière du ciel, vinrent donc reposer à Toulouse, comme la pierre angulaire de l'université nouvellement fondée en cette ville, et comme le plus solide rempart de la foi chrétienne contre l'hérésie albigeoise.

Le bras droit du grand Docteur fut donné en héritage à la ville de Paris, où il avait enseigné avec tant d'éclat ; et de là on le transporta à Rome, au couvent des Saints Dominique et Sixte. L'une de ses mains, gage d'amitié fraternelle, demeura d'abord au pouvoir de sa sœur, la comtesse Théodora de San- Severino, et devint ensuite l'une des plus précieuses richesses de la ville de Salerne ('). Naples conserva sa

I. L'abbé Cantèra, dans son opuscule inù[u\é Cinçi^e docuinenti risc^iiardanti S. Toininaso d^Aqiiino^ analyse un document royal, de 1335 probablement, par lequel la cour de Naples autorise les dominicains de Salerne à recevoir un legs de six onces (d'or) pour renfermer dans un reliquaire d'argent « la main qu'ils ont de S. Thomas ».

Page 1