‹ Le Docteur BallyChapitre 1 sur 3 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Le 27 avril dernier, M. le docteur Bally neveu, me disait dans une lettre qu’il m’adressait : /

« Connaissant , très-honoré confrère, votre dévouement pour mon oncle, et sachant combien lui-même vous aimait et vous estimait , je vous serais reconnaissant si vous vouliez bien dire quelques mots de lui dans la Gazette du Midi. »

C’est donc pour remplir à la fois un pieux devoir et me rendre aux vœux d’une honorable famille, que j’ai rédigé à la hâte cette Notice, dont je peux toutefois garantir l’exactitude, en ayant reçu de M. Bally, lui-même, les éléments essentiels.

Puisse ce modeste travail combattre victorieusement la conspiration du silence , ressource extrême de la centralisation parisienne, et qui semble vouloir s’exercer sur la mémoire de mon maître, dont aucun journal de la capitale n’a encore annoncé la mort, ni rappelé les services, par ce seul motif sans doute que ses doctrines n’étaient pas agréables à la charbonnerie médicale de Paris, dont l’anti-contagionisme est connu.

La province est toujours traitée ainsi , et cela en dépit de sa vitalité et de son avenir auxquels

l’Empereur semble avoir fait allusion dans son discours d’Auxerre. Qu’on se le dise bien ! si Ton veut rajeunir la France moralement et physiquement , il faut entrer de bon cœur dans la noble voie de la décentralisation scientifique , la plus juste , la plus importante et la plus désirable de toutes.

Marseille , 7 mai 1 866 .

Dr Bertulus

LE

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