DISCOURS
M. MEUlUOT
PlîÉSIDENT DE I.'AsSOCIATION MLTLELl.E DES MÉDECINS AI.IKNISTES DE FfiANCE
Messieurs,
Je viens, au nom de l’Association mutuelle des médecins aliénistes de France, dire un dernier adieu à notre excellent collègue Bouchereau, secrétaire général de notre Association déjà depuis de longues années ; il n’a jamais cessé un instant de donner une partie de ses forces au labeur que lui imposaient ses fonctions. Vous vous souvenez tous du dévouement avec lequel Bouchereau s’acquittait dans nos réunions de son tievoir de rendre compte de l’état de notre société, des besoins de nos sociétaires, des infortunes de leurs veuves et de leurs enfants. Nous avons pu apprécier dans maintes circonstances l’esprit de charité et les qualités de cœur de notre collègue. Ses fonctions de secrétaire général de l’Association chargeaient aussi Bouchereau du soin de venir rendre les derniers devoirs aux collègues que nous perdions; il le faisait toujours avec mesure et se montrait l’excellent confrère qu’il était, sachant rendre justice à tous et faisant valoir le mérite de chacun, dans un style honnête, franc, toujours cordial et parfois vibrant.
Notre société, quelque modeste qu’elle soit encore, n’en remplit pas moins ses devoirs, et combien d’infortunes soulagées, combien de misères ignorées secourues ! Bouchereau ne cessait de faire une propagande active auprès de nos jeunes confrères pour les engager à venir à nous, leur montrant combien notre Association était utile à ceux que la maladie atteignait, ainsi qu’aux familles laissées dans la misère par ceux qui étaient mortellement frappés avant l’heure. Bouchercau remplissait une véritable mission en s’occupant de