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CET OUVRAGE

PREFACE DE l'édition précédente

a première édition de cet ouvrage parut, il y a juste dix ans, dans les mémoires de la Société Royale de 1893, sous le titre: Un historien canadien oublie : le Docteur Jacques Labrie ; et à cette occasion notre éminent collègue de la Société Royale, feu M. l'abbé Verreau, dont l'opinion en matière historique était toujours si appréciée, nous faisait l'honneur de nous écrire :

« Je viens de lire votre notice sur Labrie : je vous en fais mon compliment. Ce sujet était bien plus difficile à traiter que Nicolet et Bourdon : vous lui avez rendu pleine justice.»

Un autre collègue distingué, l'honorable Mt

Royal, nous écrivait, lui aussi, à l'occasion de cette publication :

« Je vous prie d'agréer mes plus vifs remerciements pour l'exemplaire de votre monographie Le Docteur Labrie, que vous avez eu l'aimable pensée de m'adresser. J'ai lu avec grand intérêt les détails de la vie de cet homme > qui fut véritablement le Vir bonus dicendi peritus de son époque ; et le nom de M. Denis- Benjamin Viger qui revient souvent sous votre plume n'a pas peu contribué à attacher mon attention. J'ai eu la bonne fortune d'être le secrétaire de M. Viger, et tel est le bon souvenir que j'en ai gardé, que chaque fois que je lis ce nom vénéré dans un écrit, cela seul forme pour moi un attrait nouveau.

« Vous avez eu raison de faire revivre la mémoire d'un vrai patriote, d'un sage politique, d'un ami de l'éducation et d'un honnête homme comme le docteur Labrie. Vous en proposez l'admiration à vos contemporains : vous avez fait là une bonne œuvre et un excellent livre. »

Un vrai patriote ! Jamais homme ne mérita

mieux ce titre que le docteur Labrie ; jamais Canadien ne se montra plus sincèrement attaché à la patrie canadienne : et c'est bien à lut que l'on peut en toute vérité appliquer cette belle parole du poète :

Tartusque soli natalis atnore.

Aussi l'éditeur du Bulletin des Recherches historiques, publié à Lévis, faisant en 1898 une deuxième édition de notre monographie de Labrie, pour l'insérer dans la série des opuscules de sa Bibliothèque Canadienne, jugea-t-il à propos de mettre en tête du volume : Un bon patriote d^ autrefois.

C'çst aussi sous ce titre, si bien approprié au sujet, que nous offrons au public une troisième édition de notre travail. Cette nouvelle édition, se dégageant du cadre un peu lourd d'un simple mémoire, revêt la forme plus attrayante du livre, avec divisions bien nettes, sommaires en tête des chapitres, table des matières.

Le lecteur y trouvera, d'ailleurs, beaucoup de détails nouveaux, et surtout quelques lettres

absolument inédites du docteur Labrie, qui nous sont tombées sous la main depuis les éditions précédentes et ne nous ont pas paru dénuées d'intérêt.

Puissent ces pages contribuer à fortifier, à épurer le patriotisme de nos hommes publics, et à nous faire aimer de plus en plus notre chère patrie !

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