‹ Le docteur Michel SarrazinChapitre 7 sur 13 · L.-W. Marchand · texte numérisé non relu

L.-W. Marchand

5 Registres de Notre-Dame de Québec.

L'ABBÉ LAFLAMMB — MICHEL SARRAZIN : MATÉRIAUX

homme qui donnait les plus belles espérances. D'une conduite absolument irréprochable, ses succès dans les études médicales étaient merveilleux. La Cour de France, grâce à la protection de M. de Maurepas, lui réservait d'avance le privilège de succéder à son père comme médecin du Eoi à Québec.

Le second avait d'abord fait ses études au Séminaire de Québec, puis porté la soutane pendant un an. Il passa ensuite en France en 1741 et se distingua dans l'arme du génie en plusieurs circonstances, notamment au siège de Berg-up-Zoom. 1 On le retrouve ensuite à Thion ville, où il se perfectionne dans ses études, puis on le perd complètement de vue.

Sarrazin eut un troisième fils sur le compte duquel nous n'avons absolument rien trouvé.

Quant à la seule de ses filles qui lui survécut, Charlotte-Louise-Angélique, elle épousa Joseph-Etienne-Hippolyte Gaulthier, seigneur de Varennes. Ses descendants vivent encore à Québec et dans les environs. Ce sont les diverses familles de de Varennes établies à Lorette et à Québec.

Sarrazin avait laissé des frères en France. Dans ses lettres à son frère, le chanoine Hazeur de l'Orme annonce la mort de l'un d'entre eux qui était prêtre à Nuits. " Il est mort en odeur de sainteté... C'était assurément un homme de bien, sçavant... Il m'a toujours fort édifié par sa bonne conduite et sa régularité." Cette lettre est datée du 12 février 1731. Quelques semaines après, le 18 avril 1731, un autre frère de Sarrazin, procureur de la ville de Nuits, s'éteignait également, après quelques jours de maladie. " L'on prétend que c'estoit une apoplexie."2

Notre travail biographique se termine ici. Nous osons espérer que ces quelques notes seront complétées un jour par quelques-uns de nos infatigables chercheurs. C'est ainsi que se réuniront petit à petit les matériaux nécessaires à celui qui voudra écrire la vie de l'un de nos plus illustres compatriotes.

Tkavatjx scientifiques.

Les premiers volumes de l'histoire de l'Académie des Sciences sont très intéressants à parcourir. Il suffit d'y jeter un coup d'oeil pour s'apercevoir de la prédominance donnée alors aux sciences physiques, mathématiques et astronomiques. La raison en est bien simple. En 1666, date de l'érection officielle de l'Académie, les sciences dites naturelles étaient à peu près inconnues. La botanique, encore dans son enfance, attendait le jour où Tournefort imaginerait son système corollin et où Linné, arrivant plus tard, lui ferait prendre son essor définitif, en créant la nomenclature qui est encore en usage. La chimie n'était pas sortie du chaos de l'alchimie. La minéralogie et la géologie n'existaient pas même de nom. De telle sorte que toutes les recherches se concentraient à peu près exclusivement dans le domaine des mathématiques pures ou appliquées, de la physique, de la mécanique et de l'astronomie.

Cependant les nouveaux académiciens sentirent immédiatement ces lacunes, et pondant que Bourdelin, Marchant, Tournefort étudiaient les plantes avec ardeur, il fut résolu

1 Lettres de M. Hazeur de l'Orme, de Paris.

1 Mêmes lettres.

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