‹ Le docteur Miracle operette en un acteChapitre 8 sur 26 · I.K PODESTAT · texte numérisé non relu

I.K PODESTAT

Allez à tous les diables, et sorlez sm-le-champ l une et l’autre!

VKItON IQDE, à I.ameiic.

Vous eutemlez, inademoiselle...

LE PODESTAT

Sortez aussi, ma mie; voies ne viilez pas mieux qu’elle!

LAL’RETTE

Moi, je soutiens qu’ils sont rouges!...

LE PODESTAT, enfcrmanl Lamelle lUin un caLinel à ilroile.

Encore!...

Et moi, qu’ils sont jaunes!

LE PODESTAT

Ah! femelles maudites!... moulins à paroles!... (ii enfeime

Ve’roniquc dans un cabinet a gauche.) EllCS VOIlt Carilloniiei' le TCSle

du jour!... La peste soit des deux bavardes!... Ah! je pourrsd dire enûii ma phrase... (Grasemem.) Je vous prie, Véronique, de vous appi èter à recevoir le dorhestique que le docteur Julep nous a recommandé... Et le pauvre diable qui attend là... dans l’anlichambre. (Allant à la porte.) Allons, viens, mon garçon , ne crains rien, il n’y a plus de femmes ici!... toutes sous clef et à double tour!

SCÈINE IV.

LE PODESTAT, PASQUIN, un bandeau sur l'œil.

PASQUIN, caillant.

Me v’ià, excellence!...

LE PODESTAT, le icgaidanl.

Beau garçon, vraiment!... un peu pataud... l’air trèsbête... mais beau garçon!... Allons, avance donc plus près .. là... ici!

P.ASQUIN, avançant lentement.

Ah! j’ veux bien! J’ sais marcher sans avoir appris...

H-CEISE IV

LK l’ODESTATj le faisaut piruucller.

Comiue ç’çst élablil.., corame jc'est construit!. .. qi.els pieds!... quelles mains!...

.. PASÜOIBi,

Ah! faut pas me faire virer comme ça, parce que je tomberais, da !

LE PODESTAT

Il tomberait, da!... La rusticité de son langage m’enchante !... Mais que diable as-tu donc sur l’œil?

PASQUIN

C’est un horion que j’ai attrapé en donnant une danse à un dragon ! Je lui ai enfoncé treize côtes et brisé treize dents !

LE PODESTAT

Et pourquoi ce tournoi?

'PASQUIN

Pour rien... Je ne peux pas voir un militaire en face sans entrer en fureur... je deviens bleu, et je cogne !

LE PODESTAT, » part.

Bravo!... Je lui présenterai le capitaine Silvio! (nam.) Et comment te nommes-tu?...

PASQUIN

Je m'appelle Pasquin donc !

LE podestat.

Et tu es fort?

pasquin.

Oh que oui!... quand je donne un coup de poing, on

le sent, da!... (ll appllfoe on eoop de poing aar i'ëpaulo du Podestat.)

LE podestat, criant.

Aïe! aïe!... Ah! diable, oui, tu es fort! Je te trouve très-fort!... je te trouve même un peu trop fort!

PASQUIN, avec oœ naive Hortc.

ie tue un heeuf du premier coup! mais... (remuam son gouidin) quand je donne un coup de bâton !...

ÇE PODESTAT, lui arrdtaat ie bras.

C'est bien, mon ami, c’est bien! Je te crois! mais ne joins pas le geste À la parole... Laisse ià ton gourdin!...

il est assez joli, du reste, et à l’occasion il pourra servir sur des épaules que je te recommanderai... Or ça, maintenant, que sais-tu faire?...

P ASQUIN

Ah! bien des choses, allez!...

C^uplels.

Je sais luonter les escaliers Et je sais aussi les descendre ;

Je cire très-bien les souliers;

G’ qu’on n’ me donn’ pas, je sais le prendre;

Je fais avec beaucoup d’ talent

Cuir’ les pomm’s de terr’ sous la cendre ;

Quant aux bûches, j’en fais serment.

Nul ne sait mieux que moi les fendre.

Mais, pour vous rassurer.

Je dois vous 1’ déclarer :

J* suis encor plus honnête Que je n’suis béte.

Si j’ n’étais pas très-eniété.

J’aurais un charmant caractère ;

Mais quand on m’ dit : Va d’ ce cûté,

J’ pars tout d’ suit’ du côté contraire.

Ah ! nous n’ sommes pas encore au bout De tous les talents dont j’ dispose :

Car DOD-seurment je sais fair’ tout.

Mais j’ sais encor’ fair’ bien autr’ chose!

' Ah I pour vous rassurer, etc.

LE PODESTAT

Allons, tuas des connaissances ti'ès-variées... trop variées même... mais ton dernier argument me décide... Je te prends pour ta bêtise... je veux dire pour ton honnêteté!... Ah! quelques questions encore... Tu ne te laisseras jamais.corrompre par des dons suborneurs?...

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