L INTENDANT
Qui?
ANnnÉ.
Le docteur... Le cher et digne h mme, que je viens r mercier .. et que j’e nbrasserais là de bon cœur si j'osais. .. Il est connu dans nctre faubourg.. . allez., depuis le jour où. renversée |ar un brillant équipage, ma pauvre vieille mère a été rele' ée, secourue par lui : tout le monde la ci oyait perdue, à commercer par le médecin de lh spi e . et aujourd hui elle est sur pied,
f r râce à lui... aussi ne manque-t-il pas de pratiques; mais avec ui le plus pauvre a toujours la préférence, et quand il passe dans lequarlier, pour que tous 1 s hommes le saluent, et que toutes les femmes le bénissent, on n’a besoin que de dire : C'est le docteur noir.
l’intendant, riant.
Le docteur noir?... Ah! je sais maintenant de qui vous voulez parier... cest de Fabieu...
ANDRÉ
Ah! il s'appelle M. Fabien?...
l’intendant, avec dédain.
C’est un mulâtre, un esclave affranchi que Mlle de la Reynerie a amené de l’ile Bourbon comme un souvenir, une curiosité du pays, sans doute...
l/c», Fabien p rait an f<md\ il est en habit à la française et p'rte l'épée au côté, il dépose son chapeau sur tm f mteuil à droite .)
1 ANDRÉ
N’en d tes pas de mal devant moi !... car, voyez-vous... je me
feiais tuer pour lui...
Fabien, tendant la main à André.
Noble cœur!...
ANDRÉ, allant d lui.
Ah ! vous voilà !... ( Il lui bai*e la main.)
l’intendant, avec ironie , en sortant.
Jusqu’à ce que la Faculté et la police défendent à M. Fabien de se mêler de médecine, je l'engage à donner ailleurs ses consultations. (Il sort.)