FABIEN, ANDRÉ
' ANDRÉ
Comment! Monsieur ledoeleur, vous souffrez que ce vieux singe pouiré vous parle de ce ion-là?
Fabien avec calme.
André, comment se porte votre mère aujourd hui?
ANDRÉ
Bien . tout à fait bien... c’est elle qui m’envoie... Eile aurait
été presque assez forte pçur venir elle-même... mais... elle a eu peur...
FABIEN
Peur?
ANDRÉ
V'Ià ce que c'est. Nous nous sommes dit : Chacun vit de son état; on ne peut pas toujours f.ure de la médecine ptr charité... Alors, j'ai tra\ aillé double... et je vous apporte quinze journées que j'ai gagnées en une semaine ... ça neatni gros ni lourd.... maisenûn le v là...
Mon arm. j’accepte ce que vous 111'offrrz... nais restez -en dépositaire... et quand vous trouverez plus malheureux que vous... eh bien ! vous donnerez cet argent.
ANDRÉ
De votre part?
FABIEN
Comme vous voudrez...
ANDRÉ
Il sera fait ainsi que vous avez dit... Adieu, Monsieur Fabien... N'oubliez jamais André.. Dans que Iques moi*, je compte aller 1etrouver mon frère, en Bretagne, noire pays...
FAU1EN. ï
En Bretagne ?
ANDRÉ
Oui .. et si vous y venez jamais. la meilleure place sera pour vous à notre foyer comme vous avez la première dans i.olre cœurl... Adieu, Klo'sieur Fabien!...
[André serre la main de Fabien et sort.)