‹ Le Docteur QuesnayChapitre 123 sur 128 · Avec M"' de La Chaud, dont il eut une fille · texte numérisé non relu

Avec M"' de La Chaud, dont il eut une fille

des fourrages à A alenciennes ^ ; il épousa M^^^ d'Eguillon en 1747 et se livra à ragriculture dans la terre de Beauvoir, près Decize (Nièvre;, terre considérable que Ouesnav acheta en 1755 tant de son patrimoine que d'un don du roi et qui comprenait les domaines de Beauvoir , de Saint-Germain, de Beaurepaire, et une partie du fief de Glouvet *. Des cinq enfants de ce fils aîné, Tun, Quesnay de Beauvoir, né à Versailles en 1750, mourut sans postérité. Un autre, Ouesnav de Si- Germain né à Valenciennes en 1751, fut Télève et le favori de son aïeul. 11 alla en Pologne avec Tévêque de Vilna, prince Massalski, et passa alors à Carslruhe où il fut reçu par le margrave de Bade. Un peu plus tard, Turgot l'attacha à son cabinet. En 1776, il devint conseiller à la Gour des aides ; il fut ensuite député à TAssemblée législative, où il fit peu de bruit; les biographes du temps ne parlent pas de lui. C'était pourtant un

1. Il occupa ces fonctioD;s en 1747 et les occupait encore en 1775.

2. Elle coûta à Quesnay 40,000 livres. Son fils lui paya une rente de 2.000 livres.

homme de mérite \ Il est mort président du tribunal de Saumur en 1805 ^

Son frère cadet, Quesnay de Beaurepaire, né à St-Germain-en-Viry, en 1752, eut une vie aventureuse ; il partit à vingt ans faire la guerre de Tlndépendance; la maladie Tayant empêché de suivre les opérations militaires, il eut Tidée de fonder en Virginie une Université, réunit des fonds, acheta de vastes terrains et posa, en 1786, la première pierre d'un établissement qui a donné naissance à l'Université de Richmond. Quesnay de Beaurepaire rentra en France en 1789, prit part aux premières guerres de la Révolution et se vit obligé de chercher un refuge à l'étranger ; il revint ensuite à Paris où il mourut contrôleur des contributions en 1820. Son fils et son petit-fils ont suivi les traditions de leur grand oncle, Quesnay de Saint-Germain, en entrant dans la magistrature.

1. IlestFauteur d'unÉlogede Court de Gibelin (1784) et de brochures sur des questions de politique locale (1789). Du Pont de Nemours, dans une notice spéciale, a fait son éloge et en même temps celui de son grand-père.

2. Sa postérité est dans les familles de Brinon, de Lavarelle et Chaslus.

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