La Mettrie, La politique du mcdecia de Machiavel
2. Bruhier, Mémoire pour sercir à l'histoire de la tie de M. Silva, 1744.
sang comme s'il s'était agi d'un liquide quelconque coulant dans des tuyaux passifs.
Quesnay se mit à étudier la question et à faire des expériences d'hydrostatique. Quand il fut sur de son sujet, il rédigea une réfutation des principes de Silva.
Mais avant de publier son travail, il le communiqua à quelques amis qui lui conseillèrent de ne point s'attaquer, lui, petit chirurgien de province, à un prince de la science. L'un d'eux, le Père Bougeant, prit le manuscrit, le montra à Silva et en^a^ea ce dernier à s'aboucher avec Quesnay. Silva n'eut pas l'air de comprendre. Il se ravisa ensuite, mais il était trop tard; Bougeant avait rendu le manuscrit. Silva s'adressa alors au maréchal de Noailles pour avoir une entrevue avec Quesnay. L'entrevue eut lieu en présence de plusieurs personnes; Silva affecta un ton de supériorité et de persiflage qui n'empêcha pas le chirurgien de Mantes de réunir en sa faveur les suffrages des assistants.
Celui-ci donna sa réfutation à Fimpression ; le censeur, ami de Silva, la retarda pendant près d'un an et il fallut que Quesnay
allât solliciter le chancelier d'Aguesseaii pour que Tinterdit fût levé. La permission fut enfin octroyée le il août 1729' et la réfutation parut sous le titre à' Observations sur les effets de la saignée ".
Silva voulut alors préparer une seconde édition de son livre et y insérer une réplique à Ouesnay ; dans ce but, il convoqua chez lui deux membres de FAcadémie des sciences, Bertin et Glairaut '.Le résultat de la conférence fut que la seconde édition ne serait pas publiée. A la mort de Silva, on trouva chez lui des « morceaux décousus )> qu'il n'avait pas employés \
« ^I. Silva, a pu écrire Quesnay, a été forcé de se rendre à mes principes, malgré toutes les tentatives que l'on sait qu'il a faites pour en éluder la démonstration )> \