‹ Le Docteur QuesnayChapitre 29 sur 128 · En voici le texte · texte numérisé non relu

En voici le texte

(( Ce recueil a été commencé par M. Quesnay, con- » tinué par M. Hévin le père, gendre de M. Quesnay, » et enfin augmenté par M. Hévin le fils, de manière à » fournir 13 volumes in-4", 12 volumes in-8°, 17 vo- » lûmes in-12. C'est à la vente de M. Hévin le fils que » j'en ai fait l'acquisition le mardi 25 vendémiaire » an XII (18 octobre lb03) ». Signé : By (Barthélémy).

Chaque volume du recueil est précédé d'un titre imprimé qui porte: '< Recueil de pièces et mémoires pour )) les maîtres en l'art et science de chirurgie, Phila- » delphie. 1760 ». Le recueil s'étend bien au-delà de 1760 et renferme des pièces étrangères à la lutte entre chirurgiens et médecins. En tête du premier volume in-4° est un portrait de Quesnay.

La première pièce signalée comme étant de Quesnay est une Réfutation de la thèse de Maloet\

« Les médecins, accoutumés aux ténèbres » de leur science conjecturale, ont voulu )) prouver que la chirurgie est de toutes les )) parties de la médecine la plus incertaine )>, dit Fauteur, et il s'amuse alors à montrer la naïveté des préceptes enseignés à l'Ecole de médecine^ la diversité des opinions médicales, le mépris des médecins étrangers pour les médecins français, les disputes incessantes entre ces derniers.

Un médecin, Santeuil, répliqua par deux brochures, la première en latin avec le français en regard*, sans doute pour la mettre à la portée des chirurgiens, la seconde en français ^ 11 reprocha à Fauteur de la Réfutation, dont la paternité était attribuée à Petit,

1. Par un chirurgien, insérée dans les Obsercaiions sur les écrits des modernes, par l'abbé Desfontaines et l'abbé branet, (34 vol. in-12, 1735-1743), de juin 1736.

2. Question de médecine où il s'agit de sacoir si la médecine est plus certaine que la c/iirurf/ie, 1736.

3. Réplique à l'auteur des Obsercations sur les écrits, etc. D'autres brochures furent publiées sur le même sujet.

d'avoir prêté aux médecins des sentiments qu'ils n'avaient point et cela, faute de savoir le latin, pour avoir traduit la phrase : An chirurgia pars medicinae cevtior?^ par « La chirurgie est la partie la plus incertaine de la médecine ».

L'abbé Desfontaines, qui avait publié la Réfutation dans son journal, jeta les hauts cris : « Si, dit-il, vous connaissiez celui dont vous parlez, vous ne parleriez pas ainsi. Mais un chirurgien avoir raison contre un médecin, c'est insensé! »

Maloet et d'autres^ vinrent appuyer Santeuil et affirmèrent que les prétentions des médecins avaient été dénaturées, qu'ils n'avaient jamais songea attaquerla chirurgie.

Quesnay n'eut pas de peine à établir, dans une seconde pièce', que les médecins avaient porté les premiers coups et dans quel but, par avidité, pour exiger des aspirants à la maîtrise le paiement de droits.

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