En 1748, l'Académie de chirurgie fut confirmée
)) ne reçoit point de chirurgien à Saint- » Corne )).
Mais, en 1750, le 4 juillet, un arrêt du Conseil confirma les droits du collège de Saint-Côme en sauvegardant en apparence ceux de la Faculté.
L'arrêt reconnut formellement le droit, pour la communauté de Saint-Côme, de donner un enseignement et d'avoir une école d'anatomie et d'opérations chirurgicales. En même temps, et conformément à l'arrêt du Parlement, il décida que le doyen serait invité aux examens de licence, qu'il s'y ferait accompagner par deux docteurs, qu'il serait appelé Decanus saluberrimee Faciiltatis et les assistants Sapientissimi doctores^ que tous trois interrogeraient les candidats pendant une heure. La forme sauvait le fond.
A ce moment, Quesnay était installé à la cour de Versailles. Ainsi que précédemment La Peyronie, il s'était fait nommer médecin consultant du roi. Comme lui, il avait des relations puissantes qui lui permettaient de protéger sa corporation.
Cette grande affaire, qui avait duré si
longtemps, avait servi d'ailleurs à l'amusement du roi. Dans un ballet-pantomime ^ exécuté sur le théâtre des petits appartements de Versailles le P'" janvier 1750, Louis XV avait pu voir un malade tiraillé de droite par un médecin et de gauche par un chirurgien. Et peut-être cette petite leçon de choses avait-elle servi à hâter la solution !
1. Les bûcherons ou le médecin de villac/e (non signalé dans Campardon, Histoire de M°" de Pompadour), ballet-pantomime, exécuté sur le théâtre des appartements de Versailles le 1" janvier 1750. Il résulte de là que ce théâtre ne fut pas fermé pendant les fêtes du jour de l'An, ainsi que l'a cru M. Campardon.