QUESNAY CHEZ M'"'= DE POMPADOUR
I. Quesnay médecin de la favorite. — II. Affaires auxquelles il fut mêlé : Latude, la comtesse d'Estrade. — III. Ses rapports avec Louis XV; sa noblesse. -^ IV. Son entresol. — V. Son crédit; son caractère. — VI. Ses ouvrages médicaux et scientifiques. — VII. Sa philosophie.
Quesnay, venons-nous de dire, était installé à Versailles, lorsque parut l'arrêt du conseil relatif au collège de S'-Côme. Il était depuis peu de temps chez M™* de Pompadour.
Au printemps de 1745, la favorite, qui portait encore le nom de M'"® d'Etiolés, avait été logée dans l'appartement qu'avait occupé M™^ de Mailly. Le 15 septembre, elle avait
été « présentée » sous la conduite de la princesse de Conti, accompagnée de M"^ de Lachau-Montauban et de la comtesse d'Estrade.
Quatre ans plus tard, elle était assez puis santé pour obtenir le renvoi de ^laurepas \ Elle avait joué la comédie de Fempoisonnement, et fait coucher dans son antichambre, muni d'une provision de contrepoison, son chirurgien qui ne la quittait pas et la grondait de ce qu'elle acceptait une limonade préparée par un autre que par lui*.
Vers cette époque, au commencement de 1749 ou à la fin de 1748, elle avait pris un médecin à demeure. Quesnay avait été choisi sur la double recommandation du duc Villeroy et de cette comtesse d'Estrade '\ dont nous avons déjà cité le nom et qui se disait cousine de M"" de Pompadour parce qu'elle était veuve d'un neveu de Le Normand. Ce semblant de parenté lui