‹ Le Docteur QuesnayChapitre 83 sur 128 · Contre la corvée des srrands chemins · texte numérisé non relu

Contre la corvée des srrands chemins

per, « nouvel anneau de Logistile, doiiireffet » sur tout esprit d'une bonne trempe doit » être de dissiper les vapeurs, les délires et » les prestiges dont la fausse science des » règlements et des prohibitions a pendant » un tempspréoccupé les meilleurs esprits. »

Enfin, dans la sixième partie, qui suivit de près la précédente, il fît son acte définitif de contrition en y insérant, avec VEssai sur la voirie^ une Explication du même Tableau économique. Il n'était plus que le reflet de Quesnay.

A la fin de VAnii des honimes, Mirabeau avait annoncé à ses lecteurs qu'il brisait sa plume : « Ici finit la carrière de VAmi des » honunes. Ses cheveux grisonnent. Il a dé- » passé le midi de l'âge et ce n'est pas au » public à en supporter le déclin. » Ce serment ne fut pas tenu. Le 12 juin 1759, le Marquis écrivait à son frère : « Tant que mon » tempérament me permettra d'écrire, j'écri- » rai; tant que l'âge et la décence me soufïri- » ront aux lieux ou Ton peut dire avec fruit, » j'y paraîtrai et je dii'ai. »

Et l'année suivante : « Je t'avoue que, sans » l'exemple de Topiniàtre et tenace docteur,

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» dont le zèle studieux, apostolique eu ce » genre et continuel jusqu'à la manie, ne se » relâche pas un seul instant, je serais tenté » de laisser tout là; mais cet homme qui voit » mieux qu'un autre et de plus près, toutes » les impossibilités morales, la série, la pos- » térité et Topiniâtreté d'icelles, travaille » constamment, ni plus ni moins, et sûrement » ne verra pas le fruit de son travail, qui sera » grand un jour, et j'aurais honte d'avoir » moins de persévérance que \m\ »

Dès Tannée 1759, Mirabeau avait fait une réponse à un opuscule de Forbonnais :

Lettre d'un correspondant de province à son banquier. En 1760, il publia la Théorie de U impôt et, jusqu'à la fin de sa vie, beaucoup d'autres ouvrages qui eurent de moins en moins de lecteurs. Il ne put jamais s'empêcher d'écrire et quand il écrivit, ne sut jamais se borner.

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