‹ Le Docteur QuesnayChapitre 85 sur 128 · U Enfance et la Jeunesse de Du Ponf <l<' \i'i, tours · texte numérisé non relu

U Enfance et la Jeunesse de Du Ponf <l<' \i'i, tours

nât en même temps l'occasion de déployer toutes les ressources de l'imprimerie avec des notes, de l'italique, des petites et grosses capitales.

Quesnay dressa son Tableau en le faisant suivre d'une série de Maximes qu'il couvrit faussement du nom de Sully, ainsi que Marmontel Tavait fait déjà dans Tépitre dédicatoire du livre de Patullo. Il présenta son opuscule à Louis XV en lui disant : « Sire, vous avez vu dans vos chasses beaucoup de terres, de fermes et de laboureurs... Vous allez imprimer comment ces gens-là font naître toutes vos richesses. » Louis XV, qui avait pris plus de goût à l'imprimerie qu'aux ouvrages de tour, composa environ la moitié de la copie de Quesnay et revit les épreuves à plusieurs reprises. Il était trop indolent, M. de Loménie l'a fait remarquer avec raison et Du Pont de Nemours le reconnaît, pour appliquer sérieusement son esprit à un travail aussi extraordinaire que celui de son médecin, mais il remarqua en les imprimant, les phrases osées qui s'y trouvent et dit : « C'est dommage que le docteur ne soit pas du métier; il en sait plus long qu'eux tous. »

L'édition sortie des presses royales était « 1res belle », a dit Du Pont^; « magnifique », a dit Bandeau; elle fut tirée à très petit nombre ; aucune bibliothèque publique n'en possède aujourd'hui, croyons-nous, d'exemplaire. Elle avait été si soigneusement séquestrée, a dit Grandjean de Fouchy, que la famille de Quesnay n'en avait pas un.

On ignore la date exacte de l'impression. Bandeau a parlé de novembre ou décembre 1758. Du Pont, deux fois, a dit comme Bandeau^; une autre fois, après avoir consulté Quesnay et Mirabeau, il a émis des doutes; Quesnay tenait pour le mois de décembre 1758; Mirabeau pour l'année 1759 et pas pour le commencement de l'année; tous deux étaient également affîrmatifs.

On n'était enfin, jusqu'ici, qu'à moitié fixé sur le Tableau même. M. Stern, de Zurich, rendant compte ' de la publication par M. Oncken, des Œuvres

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