Cori-espondance du Margrave, déjà citOe
» gible et toujours noyé de détails et trop » profond pour le courant des lecteurs. »
Les dossiers des Archives nationales permettent de déterminer la part de collaboration de Quesnay à la Philosophie rurale; elle est considérable. Mais, de Taveu même des Physiocrates, Touvrage est profondément obscur.
Après la mort de M"'^ de Pompadour, fut fondé le Journal de V agriculture, du commerce et des finances ; Quesnay donna de nombreux articles à cette revue et en particulier une nouvelle analyse du Tableau économique juin 1766). Du Pont, en raison de sa brièveté, Ta jugée la plus facile à saisir de celles qui avaient été faites, et Ta insérée dans le recueil d'œuvres de Quesnay, intitulé Phi/siocratie, paru en 1767 '.
Dans un Avertissement, le disciple éditeur s'exprima ainsi :
'( Les Maximes que je remets aujourd'hui » sous les yeux du public et leurs notes ont » été imprimées poui' la première fois avec
1. Baudeau a fait du Tableau une autre analyse pour les Ephémérides de 1767-1768.
» le Tableau économique au château de Ver- » sailles, au mois de décembre 1758. Les » mêmes maximes ont été imprimées envi- » ron deux ans après et la plupart des notes » fondues dans l'explication donnée à la fin » de VAîuides hommes par le marquis de. . . » qui, depuis, a encore cité les maximes en en- » tier dans son immense et profond ouvrage, » la Philosophie rurale. »
D'un autre côté, l'adversaire des Physiocrates, Forbonnais, qui avait fortement critiqué le système de Quesnay dans la Gazette du Commerce, publia en 1767 deux volumes sous le titre de Principes et observations économiques,oi\ on lit à propos du Tableau :
« Cette table célèbre parut pour la première fois, il y a cinq ou six ans, dans un petit cahier d'impression de format in-4*', qui ne fut communiqué qu'à un petit nombre de personnes. A la suite d'une explication succincte qui ne contenait que l'analyse du système de richesse nationale déjà produit dans l'article Grains de V Encyclopédie, l'auteur donnait un petit développement de ce même système par vingt-quatre maximes... Ce développement était intitulé Extraits des éco-
nomies royales de M. de Sull}', soit que l'auteur se crût rempli de son esprit, soit qu'il voulut accréditer son système sous ce nom vénéré. » Les critiques qui suivent cette description prouvent, très nettement à notre avis, que Forbonnais avait le Tableau économique en mains.
D'après lui, le Tableau était donc suivi de 24 maximes. C'est le nombre que l'on trouve dans YAmi des hommes et dans la Philosophie rurale. Du Pont, dans les Ephémérides de 1769, a parlé aussi de 24 maximes. Cependant, il y en a 30 dans la Physiocratie et 30 aussi dans un grand tableau gravé qui fut publié en 1775, au début du ministère de Turgot^ ; dans la Physiocratie^ les maximes sont en outre rangées dans un autre ordre que dans les ouvrages de Mirabeau.
L'épreuve reproduite par la British économie association'-^ ne renferme, au contraire,